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Institut Périchorèse - Atelier d'iconographie

 

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Chrétiens et chrétiennes d'Asie

Instantané du Carnet web - 14 janvier 2013

 

Le 13 janvier dernier, j'ai partagé sur ma page facebook (FB) personnelle un document intitulé  "Orissa : quatre ans après les pogroms anti-chrétiens, les exactions continuent".1   Ce 'post' avait été fait en parallèle à une Pensée du jour portant sur la langue de bois.  Dans l'échange ci-dessous, je suis et mon interlocuteur est .

 

 

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Voici le dialogue

 

Bouleversant article. Je partage. Une belle illustration de la langue de bois qui est le thème de la Pensée de ce jour et le sera encore pour les jours à venir...

 

Langue de bois ou pas, pendant ce temps, les chrétiens de l'Inde mangent leurs bas sous le regard indifférent de nos gouvernements apostats et leurs compatriotes hindous vivant au Canada pratiquent, eux, leurs cultes en toute sécurité.....

 

Ça fait bizarre, en effet, et c'est vrai que c'est choquant.  Cela dit, ce n'est pas en pratiquant l'oeil pour oeil, à quelque échelle que ce soit, qu'on réglera le problème - comme dit Gandhi ["oeil pour oeil et le monde finira aveugle"], cette voie conduit inéluctablement au chaos.

 

Pour ma part, je pense que la liberté de culte, incluant le droit de (ne) croire en rien, est un des plus beaux fleurons de la Civilisation (et je mets un grand C).  Jésus n'a pas lutté contre cela, cette multiplicité qui, dans l'accueil peut être tellement féconde, mais bien contre l'intolérance et le mensonge.  Et le mensonge, c'est bien de cela qu'il s'agit dans ce drame généralisé de la langue de bois. 

 

 

 

Orissa est un état du sud-est de l'Inde qui, en 2008, a été le théâtre d'une sévère persécution des communautés chrétiennes qui y vivaient.  En Inde, Valsom Thampu, professeur à l'Université de New Delhi, en appelait alors à la justice de son pays pour régler un problème qui déborde le conflit religieux car ce sont toutes les valeurs humaines fondamentales, indiennes et universelles, qui sont compromises par de tels actes de violence.  En décembre 2012, des événements similaires se sont reproduits sur le même territoire et les observateurs dénoncent à nouveau l'immobilisme des autorités indiennes, tant politiques que policières, de même que la complicité des témoins.  Leur silence, ainsi que celui des grands médias qui font l'autruche devant ce fait, avalise des actes de barbarie qui mettent en péril la valeur indienne ancestrale de tolérance tout en minant l'évolution sociale du sous-continent tout entier - notamment en regard de l'extrême pauvreté qui, selon Thampu, agit comme catalyseur important de  toute cette rage.

 

C'est donc suite à mon partage de la publication de 2012 que l'un de mes amis facebook (texte en brun, plus haut) a fortement réagi devant la disparité observée entre le traitement des chrétiens de l'Inde et l'ouverture dont fait preuve le Canada envers les communautés hindous établies ici.  Bien que n'étant pas d'accord avec sa position implicite, elle m'a interpelée, ne serait-ce que parce qu'elle est partagée par beaucoup de gens dans notre pays.  La question déborde en effet le seul terrain religieux et touche l'ensemble des problématiques d'accommodement de l'immigration et de relations internationales.

 

 

pour l'Institut Périchorèse

Saint Thomas, apôtre des Indes

par Michèle Lévesque

théologienne et iconographe

2013-01-14

 

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Note

 

1. Ma publication sur FB renvoyait à celle de l'AED qui la reprenait de l'original sur le site de l'EDA.

 

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