Liste des auteur(e)s et autres personnes 
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Institut Périchorèse - Atelier d'iconographie

 

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Lundi 31 décembre 2012

 

[Q]uand le lâcher-prise n'est ni une perte des limites ni un effondrement des repères, quand l'état de vacuité n'est pas un vide troué de manques et que l'investissement vers autrui est véritablement désintéressé, alors nous pouvons goûter ces sensations étonnantes et lumineuses de nous sentir rejoints, comblés et réunifiés par ces mises en correspondances miraculeuses [cf, les synchronicités, les 'signes', les coïncidences significatives - les 'éclipsées, comme les appelle Salomé, ces 'correspondances imprévisibles de la réalité avec notre intention profonde'].

 

  Jacques Salomé  (1999). Le courage d'être soi : une chartre du mieux-être avec soi-même et avec autrui.  Paris : Éd. du Relié (Pocket Évolution, 11088), p. 150.  

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Dimanche 30 décembre 2012

 

À Seattle, le Love Lab des deux chercheurs John et Julie Gottman étudie la vie de couple sur le long terme.  Ils ont voulu comprendre ce qui différencie les couples qui durent, dans l'harmonie, de ceux qui flambent - parfois avec brio et délice - comme un feu de paille. 

 

D'après cette recherche, il faut que les deux partenaires puissent répondre "Oui" en toute honnêteté à trois questions...

 

- Aimeriez-vous avoir cette personne comme ami(e) ? [...]

- Respectez-vous cette personne en tant que personne (dans ses choix, sa manière de d'être, ses valeurs) ? [...]

- Êtes-vous prêt à accepter que certains défauts ne changent jamais ? [...]

 

Pour ma part, je suis rassuré quand on peut ainsi allier romantisme et réalité.  J'aime quand l'amour trouve sa vraie place : les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.

 

 

  David Servan-Schreiber  (2007).  "Je t'aime..."  Dans Notre corps aime la vérité : chroniques.  Paris : Robert Laffont / Psychologies Magazine, 2012, p. 236 - l'article "Je t'aime a été écrit en 2007 pour Psychologie Magazine et est accessible plein-texte sur le site psychologies.com

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Samedi 29 décembre 2012

 

Dans un tel acte, elle [Marie] accomplit une double mission : elle fait don de son Fils unique à Dieu et au monde : au monde qui réclame à grands cris la Rédemption, et à Dieu qui aspire à son retour.  Elle se tient au foyer de ce double appel à la Rédemption, celui de Dieu et celui du monde. 

 

L’attente qui était une plénitude cachée devient à la naissance de Fils une plénitude manifeste. La promesse a pris forme dans l’apparition du Dieu incarné.  La mère qui l’a mis au monde et le serre dans ses bras porte l'Enfant que son corps a formé, mais elle porte aussi son Dieu en qui elle croit, ce Dieu qui a façonné et lui a donné toute sa foi.  Ainsi sait-elle aussi qu'à l'avenir elle devra vivre davantage pour la foi que pour l'Enfant, pour Dieu que pour le Fils, et que, devenue la Mère du Fils unique, elle doit devenir la Mère de tous.

 

    Adrienne Von Speyr (1987). "Attente et naissance". Dans La Servante du Seigneur. Paris : Lethielleux.  Sur le site de spiritualite2000.com.   Source de l'image - icône crétoise, Ve siècle :

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Vendredi 28 décembre 2012

 

J'ai découvert ainsi que lorsqu'il y a en nous - et c'était mon cas - une culpabilité omniprésente et étouffante, absurde ou incompréhensible, c'est qu'il existe, à l'origine, des blessures qui n'ont jamais été prises en compte.  La culpabilité est l'arbre qui cache la forêt. [...] Et j'ai constaté que de nombreux systèmes de pensée, en philosophie comme en théologie, abordent la culpabilité sous l'angle du péché ou de la faute, du "mal commis".  Jamais sous l'angle du "mal subi", ce mal que nous subissons dans l'impuissance totale et qu'au fil du temps nous avons enfoui en nous-mêmes.  La question se pose alors : comment vais-je m'en sortir ?

[...]

Dès lors qu'on a accepter d'"aller au tombeau", comme les femmes au matin de Pâques qui vont prendre soin du corps du Christ, on accepte symboliquement d'aller voir cette partie de soi-même qui est est enfouie, scellée, ignorée.

[...]

Dès que nous commençons à faire ce chemin de descente dans nos blessures, nous entrons en Résurrection.  Le fait "d'aller au tombeau" nous permet de découvrir une lumière.  Celle-là même que nous ne pouvions voir, car l'angoisse nous empêchait d'y aller.

 

  Lytta Basset  (2003). "A l'écoute de la vie". Prier (250), p. 6-7.

 

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Jeudi 27 décembre 2012

 

Devenir un homme, pour Dieu, c'est une richesse.  Certes, l'homme n'ajoute rien à Dieu.  Précisément parce que Dieu n'a pas besoin d'être enrichi de l'extérieur ; quand il devient homme, vraiment, on peut avoir la certitude qu'il tire cette richesse de son propre fonds.  Ce qu'il y a de captivant dans le christianisme, c'est de découvrir que l'homme fait partie de Dieu à tel point que Dieu ne peut se passer de l'homme.  Dieu aime l'homme jalousement.  Je ne pense pas que l'on puisse croire vitalement que Dieu nous aime, tant que l'on a pas goûté la jalousie de Dieu.  Oui, notre Dieu est un Dieu jaloux.  Jaloux, non pas au sens ombrageux ou envieux, bien sûr.  Jaloux en ce sens que tout ce qui touche l'homme le captive.

 

  Pierre Talec (1973). Les choses de la foi : croire à l'essentiel. Paris : le Centurion, p. 158-159.   ________________________________________________________________________________________________

 

Mercredi 26 décembre 2012   

 

"Mais comme nous avons des moments difficiles, parce que notre pauvre tête est parfois privée de circulation, et comme nos reins et notre cœur ne sont pas ce qu'ils étaient autrefois, il vaut peut-être mieux que nous allions passer quelque temps à l'hôpital, dans une grande et belle salle où tout finira par s'arranger !"

 

J'avais froid aux fesses en écoutant le docteur Katz.  Tout le monde savait dans le quartier qu'il n'était pas possible de se faire avorter à l'hôpital même quand on était à la torture et qu'ils étaient capables de vous faire vivre de force, tant que vous étiez encore de la barbaque et qu'on pouvait planter une aiguille dedans.  La médecine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu'au bout pour empêcher que la volonté de dieu soit faite.  Madame Rosa avait mis sa robe bleue, et son châle brodé qui était de valeur et elle était contente de présenter de l'intérêt.  Monsieur Waloumba s'est mis à jouer de son instrument de musique, car c'était un moment pénible, vous savez, quand personne ne peut rien pour personne.  Moi je souriais aussi, mais à l'intérieur j'avais envie de crever.  Des fois je sens que la vie, c'est pas ça, c'est pas ça du tout, croyez-en ma vieille expérience.  Puis ils sont sortis tous à la queue leu leu et dans le silence, car il y a des moments où on n'a plus rien à dire.  Monsieur Waloumba nous a fait quelques notes qui sont parties avec lui.

 

On est restés seuls tous les deux comme je ne le souhaite à personne.

 

 

  Romain Gary (Émile Ajar) (1975). La vie devant soi.  Paris : Mercure de France, p. 206.   Film éponyme (complet) tiré du roman par Moshé Mizrahi en 1977.  

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  Nos voeux de Noël 2012

 

 

Mardi 25 décembre 2012
- Noël, Nativité de Jésus

 

On dit que les icônes sont trop sérieuses, qu'elles ne sourient jamais, qu'elles sont déconnectées de la réalité, etc.  Nous croyons que tout dépend de ce qu'on en fait.  Aujourd'hui, avec notre complicité, le Père Noël, saint Nicolas et le Petit Jésus s'unissent pour vous offrir trois cadeaux. 

 

Le premier, offert par un Père Noël très reconnaissant, est la pensée de Viou (Henry Troyat) publiée le 29 novembre dernier dans ces pages :

 

"Pour grand-mère, le miracle de Noël était l'œuvre exclusive du petit Jésus et il était impie d'y associer un bonhomme descendant, avec sa hotte, par les cheminées.  Dans l'esprit de Sylvie [Viou], en revanche, le petit Jésus et le père Noël faisaient bon ménage.  L'un était au berceau, l'autre avait cent ans.  Mais tous deux aimaient les enfants et les lumières de la fête.  Elle les réunit dans un élan de gratitude."

 

Le second cadeau est de saint Nicolas qui, comme toute le monde le sait, aime les enfants au point d'en avoir déjà ressuscité trois.  C'est pourquoi il aimerait bien que vous preniez le temps de visionner la mise en images de la chanson War is over de John Lennon et Yoko Ono, également publiée dans ces pages le 14 décembre dernier .  Bien entendu, saint Nicolas sait que vous connaissez déjà cette chanson !, mais peut-être n'avez-vous pas encore vu le montage qu'on en a fait avec des enfants, grands et petits, victimes innocentes de la guerre ?  Après la candeur de Viou, voici l'horreur d'un monde mené à son apocalypse quotidienne par la folie humaine.  En même temps, ce que cette vidéo dit aussi - dit surtout ! -, c'est qu'il faut protéger et sauver toutes les Viou de la terre en se mobilisant, par l'action et la prière, afin de faire cesser ce mal à tout jamais, d'abord dans nos cœurs, puis, par osmose, dans l'œcoumène (monde habité) toute entier.

 

Le troisième cadeau, enfin, est un clin d'oeil du Petit Jésus qui dit avoir beaucoup aimé "Les Pensées spirituelles du Chat" mises en scène par le philosophe belge Philippe Geluck.  Ça l'a fait rire et pas juste lui, mais tout le monde qui était réuni autour de son berceau à Bethléem.  Dans ce diaporama, le Chat se livre à des réflexions philosophiques sur l'existence de Dieu et sur les moyens qu'il prend (ou ne prend pas, d'après le Chat) pour dire qu'il existe. (1)

 

 

            

 

Joyeux Noël de toute la communauté iconographique de Périchorèse !

 

(1) N.B. Pour visionner un diaporama provenant d'internet, il faut d'abord cliquer sur le lien (ici le Chat ), puis sauvegarder ce fichier pps sur votre ordinateur (par défaut, sur Windows, le fichier se loge habituellement dans votre répertoire de téléchargements), puis l'ouvrir avec le logiciel PowerPoint ou tout autre logiciel de visionnement de diaporamas.  C'est compliqué ? Oui, mais vous nous direz si ça en valait la peine !

 

  Philippe Geluck   Les pensées spirituelles du Chat.

 

  "La légende de saint Nicolas" chantée par Lucienne Vernay (1958) est tirée de Rondes et chansons de France, vol. 1.

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Lundi 24 décembre 2012

 

Vous savez, l'Évangile est très dangereux.  Il peut changer la face du monde.  Gandhi disait : "Le christianisme est quelque chose de merveilleux, mais il n'a jamais été essayé !"

 

  Timothy Radcliffe, o.p.  (2000). Je vous appelle amis - Entretiens avec G. Goubert. Paris : Cerf / La Croix, p. 90.   Suggestion :

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Dimanche 23 décembre 2012

 

Laver est un rituel de purification de toujours.  Cela ne signifie pas seulement purifier, c'est aussi un baptême, terme issu du latin baptisma et du grec baptizein, immerger - l'imprégner d'un mystère, d'une numen spirituel.  Laver, c'est la première tâche du conte, pour redonner du tombé à ce qui est devenu lâche à force d'être porté.  Nos idées, nos valeurs, comme les vêtements, finissent par se ramollir à force d'être endossées.  C'est dans l'eau qu'on renouvelle et revivifie, qu'on redécouvre ce qu'on croit fondamentalement vrai, fondamentalement sacré.

 

 

 

 

  Clarissa Pinkola-Estés  (1992). Femmes qui courent avec les loups : histoires et mythes de l'archétype de la femme sauvage. Paris : Livre de Poche (14785), 1996, p. 141. Images : deux détails de l'icône de la Nativité de l'École d’Andreï Roublev (Moscou), v.1430 : le bain de l'Enfant et celui de l'agneau nouveau-né.

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Samedi 22 décembre 2012

 

Chacun de nous est à l'image de Dieu, et chacun de nous est comme une icône endommagée. Mais si l'on nous donne une icône endommagée par le temps, endommagée par les circonstances ou profanée par la haine de l'homme, nous devons la traiter avec respect, avec tendresse, le cœur brisé. Ne pas porter notre attention au fait qu'elle est endommagé, mais sur la tragédie de son être endommagé. Nous devons nous concentrer sur ce qui reste de sa beauté, et non pas sur ce qui est perdu de sa beauté. Et c'est ce que nous devons apprendre à faire en ce qui concerne chaque personne en tant qu'individu, mais aussi - et ce n'est pas toujours aussi facile - en ce qui concerne les groupes de personnes, qu'il s'agisse d'une paroisse ou d'une dénomination ou d'une nation. Nous devons apprendre à regarder, et regarder jusqu'à ce que nous ayions vu la beauté sous-jacente de ce groupe de personnes. Alors seulement nous pouvons commencer à faire quelque chose pour appeler toute la beauté qui est là. Il faut écouter les autres et quand vous discernez quelque chose qui sonne vrai, quelque chose qui est une révélation de l'harmonie et de la beauté, alors il faut le mettre en valeur et l'aider à fleurir.  Le renforcer et l'encourager à vivre.

 

  Anthony (Bloom) de Sourozh (1996). "L’icône endommagée". Dans Bloom, A. et S. Vanistendael.  La résilience ou le réalisme de l'espérance. Genève: Bice, p. 17 cité par Boris Cyrulnik sur benediction.eu et dans Un merveilleux malheur (2009). Paris: Odile Jacob. Ici : traduction libre par M. Lévesque de la citation prise sur le site theinnerkingdom.wordpress (N.B. ce site est en anglais car il est difficile de trouver la citation en son entier dans les sites francophones).

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Vendredi 21 décembre 2012

 

... mon regard s’était arrêté machinalement sur un tableau représentant le Christ, avec son cœur offert aux hommes. Ce tableau était accroché, devant moi, aux murs de l’église où j’étais entré pour prier. – Et, suivant le cours de ma pensée, je ne savais comment il serait possible à un artiste de représenter l’Humanité Sainte de Jésus, sans lui laisser cette fixité trop précise de son Corps qui paraissait l’isoler de tous les autres hommes [...]

 

Donc, je m’interrogeais curieusement sur ces choses et je regardais le tableau quand la vision commença.

 

[…]

 

Or, pendant que je plongeais ardemment mon regard dans les prunelles du Christ, devenues un abîme de vie fascinante et embrasée, voici que, du fond de ces mêmes yeux, je vis monter comme une nuée, qui estompait et noyait la variété que je viens de vous décrire.  Une expression extraordinaire et intense s’étendait peu à peu sur les diverses nuances du regard divin, les imprégnant d’abord, puis les absorbant…

 

Et je restai confondu.

 

Car, cette expression finale, qui avait tout dominé, tout résumé, je ne pouvais la déchiffrer. Il m’était impossible de dire si elle trahissait une indicible agonie ou un excès de joie triomphante ! – Je sais seulement que, depuis lors, dans le regard d’un soldat mourant il me semble l’avoir entrevue de nouveau.

 

 

 Pierre Teilhard de Chardin (1923 publié 1961). "Le Christ dans la Matière – Trois histoires comme Benson : Le Tableau".  Dans Hymne de l’univers. Paris : Seuil (Livre de vie), p. 42, 44. Plein texte et références complètes également disponibles sur le site des classiques de l'Uqac   Icône du Christ Pantocrator, XV-XVIe, École de Novgorod, Galerie Tretyakov Moscou.

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Jeudi 20 décembre 2012

 

Prophéties et religions feraient-ils bon ménage ?  Lors d'un récent passage à Montréal, le philosophe athée Michel Onfray prédisait la fin de notre civilisation aux mains de l'Islam, car, avançait-il, nous ne sommes plus prêts comme le sont les musulmans à mourir pour nos idéaux.  Ce pourfendeur de mythes possède-t-il un diplôme es-prophéties ?  Les fidèles communistes ou fascistes, qui suivaient les uns Marx, Lénine et Staline, les autres Hitler, Mussolini ou Franco, étaient prêts à mourir pour la cause, mais ils n'ont pas fait disparaître la civilisation européenne.

[...]

J'aimerais y aller de ma petite prédiction personnelle [...] [J]e crois les hommes assez irresponsables pour y parvenir [mettre fin à notre monde], et même susceptibles de plonger dans un conflit nucléaire pour accélérer les choses.  Évidemment, je n'en sais rien.  Mais c'est le rôle du prophète de se draper dans sa prophétie.

 

  Jacques Godbout  (15 décembre 2012). "Ma prophétie est meilleure que la tienne". L'Actualité (Grand dossier : Spécial fin du monde), vol 37(20), p. 19. + Sur Michel Onfray, cité par J. Godbout :

 

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Mercredi 19 décembre 2012

 

Corps souffrant, corps écrit. Ce que crie le corps souffrant est révélé par la littérature. C'est elle qui lui donne du sens et lui signifie sa valeur. La maladie et la misère, écrivait G Bataille, "donnent aux hommes qu'elles accablent une grandeur à laquelle il est impossible d'atteindre dans les circonstances ordinaires".  La littérature prend en charge le mal.  Elle le dit et le transfigure.  Il en est ainsi pour un simple "Bras cassé" (H. Michaux), comme pour les maladies mortelles telles le cancer. (1)

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La douleur est telle, elle étouffe, elle n'a plus d'air. La douleur a besoin de place.

[...]

La Douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot écrit ne conviendrait pas.  Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d'une petite écriture extraordinairement régulière et calme.  Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n'ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m'a fait honte. (2)

 

(1) Première citation :

   Texte de présentation du colloque Le corps souffrant entre médecine et littérature de l'Association des Amis de Pontigny-Cerisy, juillet 1994, sous la direction de Gérard Danou et Marc Zaffran. Sur le site de ccic-cerisy.asso.fr

 

2) Deuxième citation :

  Marguerite Duras. La Douleur. P.O.L. p.14 et 10, respectivement.  Citation sur le site institut-upsa-douleur.org . Quelques pages du livre accessibles sur le site des éditions  P.O.L

 

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Mardi 18 décembre 2012

 

Déjà mise à mal par les soucis quotidiens, la radio, la télé, voilà qu'on ajoute une couche de bruit à cet incessant babillage qui occupe nos esprits depuis que sont apparus les téléphones intelligents et autres tablettes numériques.  On ne remet pas en question leurs bienfaits.  J'adore partir faire du ski sur un coup de tête en sachant que je ne manquerai ni un appel ni un courriel et que je pourrai ouvrir une carte dans Google et trouver mon chemin en quelques secondes.  Mais ce qu'intéresse aussi, c'est ce que j'y perds.

[...]

Et ce que nous perdons, surtout, c'est une sorte de paix, un moment de flottement.  Comme lors que les joueurs bottent le ballon si haut qu'il s'accroche un instant au point le plus élevé de sa trajectoire.  Là, loin de la clameur, dans le silence du haut des airs, il suspend son vol, avec comme unique trame sonore, le bruit du vent.

 

Mais, comme le chante Louis-Jean Cormier : "L'air / D'après ce que j'entends / C'est un concert / Qu'on n'écoute pas souvent."

 

  David Desjardins.   "Le bruit du vent". L'Actualité (chronique: Champ libre ), vol. 38(1), janvier 2013, p. 42.  

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Lundi 17 décembre 2012

 

Pousse des cris de joie, fille de Sion !  Éclate en ovations, Israël !  Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem !

Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi.  Le roi d'Israël, le Seigneur, est en toi.  Tu n'as plus à craindre le malheur.

 

Ce jour-là, on dira à Jérusalem : "Ne crains pas, Sion !  Ne laisse pas tes mains défaillir !

 

Le Seigneur ton Dieu est en toi, c'est lui, le héros qui apporte le salut.  Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête."

  Sophonie 3, 14-18 : 1ère lecture de la messe d’hier, dimanche 16 décembre 2012, 3e dimanche de l’Avent de l’Année C, dit Dimanche Rose ou Dimanche de la Joie (Gaudete) .  Citation biblique sur le site aelf.org .  Jésus danse

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Dimanche 16 décembre 2012

 

Ce que je sais, c’est que tirer sur des enfants dans leur salle de classe est mal.  Il y a peu d’absolus dans la vie, mais je crois que ceci en est un.  Ce qui me donne un peu d’espoir au milieu de tout cela, c’est de voir comment les communautés de croyants et de croyantes, à Newtown et dans les autres villes du Connecticut, ont su ouvrir leurs portes, permettant ainsi aux gens de se rassembler, de prier, de chanter et de témoigner contre cette violence, offrant leur support aux familles des victimes avec l’espoir de trouver des moyens concrets pour en finir avec toute cette violence.

  Rév. Emilie Townes (15 décembre 2012). "Making no sense". FSR – Feminist studies in Religion (Feminism in Religion Forum). (Traduction libre de M. Lévesque). Résumé du drame de l'école Sandy Hook à Newtown, Connecticut (14 décembre 2012) : Le Devoir.com La Presse.ca  Wikipedia  _______________________________________________________________________________________________

 

Samedi 15 décembre 2012

 

Ton désir, c'est ta prière ; si ton désir est continuel, ta prière est continuelle.  Aussi n'est-ce pas pour rien que l'Apôtre a dit : "Priez sans cesse".

 

Aurons-nous donc toujours les genoux en terre, le corps prosterné, les mains levées pour qu'il nous dise : priez sans cesse ?  Si c'est uniquement cela que nous appelons prier, je ne vois guère que nous puissions le faire sans cesse.

 

Mais il est dans l'âme une autre prière, intérieure celle-là et qui n'a pas de cesse, c'est le désir [...] Ton désir continuel sera ta voix continuelle.  Tu tomberas dans le mutisme, si tu laisse retomber ton amour.  [...] Le refroidissement de la charité, c'est le mutisme du cœur ; la flamme de la charité, c'est le cri du cœur. 

 

  Saint Augustin d'Hippone .  "Homélie sur le psaume 37, 14". Dans : A.M. Besnard et J. Perret (1966). Saint Augustin, prier Dieu, les Psaumes. Paris : Cerf, p. 176.  Extrait tiré de Prière du temps présent. Lectures pour chaque jour de l'année, Cerf/DDB, 1974, p. 31. 

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Vendredi 14 décembre 2012

 

"Oeil pour oeil" et le monde finira aveugle (Gandhi)

 

So this is Christmas

And what have you done

Another year over

And a new one just begun

Ans so this is Christmas

I hope you have fun

The near and the dear one

The old and the young

 

A very merry Christmas

And a happy New Year

Let's hope it's a good one

Without any fear

And so this is Christmas

For weak and for strong

For rich and the poor ones

The world is so wrong 1

 

  Mahatma Gandhi. Sur le site indeaparis.com

  1 John Lennon et Yoko Ono   (1971). Christmas song (War is over) - Paroles A voir : chanson avec images

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Jeudi 13 décembre 2012 - Fête de sainte Lucie dont le nom veut dire "Lumière"

 

Ce n'est pas la vie qui est lourde, ce sont nos âmes qui ne sont pas de taille à en soutenir le poids.  Il leur manque cette lumière de foi qui en révèle la grandeur et la beauté. (Dom Augustin Guillerand)

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Nous verrons qu'il est possible de construire un modèle théorique qui rende compte des divers usages du mot foi.  Ce modèle théorique peut se formuler de la manière suivante.  La foi est l'engagement d'une relation de confiance entre deux personnes (humaines ou divines).  Cette relation peut s'entendre au sens actif (la confiance que je fais) ou au sens passif (la confiance qui m'est faite).  Au sens actif, la foi est ce qui me rend croyant, confiant.  Au sens passif, la foi est ce qui me rend crédible, fiable.  Dans cette double acception active et passive, la foi est la vertu du témoignage, l'honneur d'une parole non seulement donnée mais reçue. (Edmond Ortigues)

 

  Dom Augustin Guillerand, chartreux   Silence cartusien (1948). France : La Grande Chartreuse, p. 27.  Sur le site lecture.biblique Édition électronique en ligne sur cartusialover.files.wordpress.com fr ou sur scribd.com

  Edmond Ortigues. "Foi". Dans : Encyclopédie Universalis, version électronique 

 

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Mercredi 12 décembre 2012

 

Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l'auteur.  Il traduit le plus souvent une sensation.  Il est comme une sorte d'instantané.  Il n'exclut cependant pas l'humour, les figures de style, mais tout cela doit être utilisé avec parcimonie.  Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute.  Il incite à la réflexion.  Il est préférable de le lire deux fois afin d'en saisir complètement le sens et la subtilité.  C'est au lecteur qu'il revient de se créer sa propre image.  Ainsi, le haïku ne doit pas décrire mais évoquer.

 

"Haïku" sur Wikipedia

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Mardi 11 décembre 2012

 

Souche d’aube d’hiver endormie                                            

Ton œil attentif

Aucune réponse attendue

  

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Lundi 10 décembre 2012

 

Est-ce que les actes de bonté pourraient transformer la façon d’être de ceux qui les perçoivent?  Des chercheurs de l’Université British Columbia pensent que oui !  Dans une nouvelle étude publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, le Dr Karl Aquino et son équipe ont découvert que les témoins d’actions exceptionnellement altruistes agissent ensuite beaucoup plus positivement avec les autres. "Cela produit un déclic en eux", a-t-il déclaré, ajoutant que "être témoin de bonnes actions incite également les gens à faire le point sur leur propre vie et se demander s’ils pourraient être de meilleures personnes".

 

La perception d’actes altruistes, d’aides généreuses et de témoignages de compassion activerait, chez celui qui perçoit la scène, le même type d’élan désintéressé.

 

Sur le site agendaplus.be, p. 49   

 

  Cf. Aquino, Karl, Brent McFerran et Marjorie Laven (2011).  "Personality Processes and Individual Differences : Moral Identity and the Experience of Moral Elevation in Response to Acts of Uncommon Goodness."  Journal of Personality and Social Psychology. Vol. 100 (4), p. 703-718 - publié plein-texte sur le site psychologytoday.com

Clip sur ce thème sur une chanson de Noah and The Whale : Give a Little Love (Donne un peu d'amour).    (cliquer sur "ignorer l'annonce")

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Dimanche 9 décembre 2012

 

Voici  quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n'a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître

Jn 15, 12-15.

 

Faire ce que Jésus nous commande, c'est faire passer son amour dans notre vie, c'est faire de notre humanité le lieu d'un partage qui prend sa source dans le partage qui unit le Fils au Père.  C'est nous aimer les uns les autres comme il nous a aimé.  Ce "comme" est un comme source, un comme de fondement et d'éternel engendrement.  Nous aimer comme Jésus nous aime, c'est faire passer dans l'éternité tout amour qui passe en ce monde.

 

Jean-Marc Gayraud, o.p. (2004). Homélie du 6e dimanche de Pâques : Jn 15,9-17 (Série : Pâques vivifiantes).  Sur le site de Domini, Université dominicaine

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Samedi 8 décembre 2012

 

Aux États-Unis, les femmes enceintes affichent fièrement leur grossesse sur Internet. Grâce à un logiciel de retouche photo, elles superposent une échographie de leur enfant à naître à un cliché de leur ventre tendu et nu. Mais ces photomontages provoquent de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans la presse américain. Le débat ne porte pas tant sur les "œuvres" en question que sur le statut du fœtus. Considérer celui-ci comme une personne et lui accorder de facto des droits, cela fragilise la liberté des femmes et le droit à l'avortement, clament les pro-choix.

 

Bruno Geoffroy (décembre 2012). Châtelaine (chronique Châtelaine Express), vol. 53(12), p. 46. 

Exemples de ce type particulier d'art échographique (sonogram-art)  

Débat sur la question aux États-Unis (Jezebel.com) et en France (Slate.fr)

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Vendredi 7 décembre 2012

 

Nous devons nous tenir en présence de Dieu dans un complet silence, concentrés, lucides et paisibles. Il est possible que nous attendions des heures, ou plus encore, mais un moment viendra où notre vigilance sera récompensée, car quelque chose se passera. Mais, répétons-le, si nous sommes vigilants, c’est dans l’attente de tout ce qui peut se présenter à nous et non d’un événement particulier. Nous devons être prêts à recevoir de Dieu tout ce qu’il nous enverra. Lorsque nous avons prié pendant un certain temps et y avons ressenti une certaine chaleur, nous succombons trop facilement à la tentation de revenir vers Dieu le lendemain en escomptant le même résultat. Si nous avons naguère prié avec chaleur ou avec des larmes, avec contrition ou avec joie, nous venons vers Dieu en espérant connaître à nouveau cette expérience-là, et bien souvent, parce que nous cherchons à retrouver avec Dieu le contact d’hier, nous manquons celui d’aujourd’hui.

 

  Antoine Bloom (de Souroge) (1971). Prière vivante. Paris : Cerf (Foi Vivante, 185). Texte accessible sur le site orthodox.net (Pages orthodoxes La Transfiguration)

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Jeudi 6 décembre 2012

 

[A la maison d’Hérelle]  Ce ne sont pas les tâches qui sont difficiles€: donner un bain, changer une culotte, faire une lessive, aider à l’habillement, à la toilette ou aux déplacements, ça s’apprend […]  Ce qui est vraiment dur pour l’intervenant, ce qui reste et ne s’oublie pas lorsque le quart de travail se termine, c’est la relation d’aide avec le résident.  Être capable de naviguer parmi les humeurs changeantes et chaotiques de la quinzaine de pensionnaires; composer avec les dynamiques familiales parfois explosives;  attraper une parole, une émotion, un élan qui passent furtivement et savoir quoi en faire; mettre ses limites devant une demande trop grande ou impossible; accueillir et envelopper, sans juger et sans se laisser démonter; accepter la démence, le trouble mental, l’anxiété, la paranoïa, la dépression… et la douleur, surtout la douleur.  Le cœur de l’intervenant n’est pas fait de plomb. Parfois, le tourbillon de douleurs à d’Hérelle peut donner le vertige et le vague à l’âme à l’intervenant qui rentre chez lui, non seulement fatigué, mais fracassé par l’histoire de ceux qui viennent vivre et mourir à d’Hérelle.

 

Marc-André Bernard (2011). "Le funambule de la main tendue". Dans : L’accompagnement, une expertise humaine : l’héritage de vingt années passées auprès de personnes vivant avec le VIH/sida. Mtl : La Corporation Félix Hubert d’Hérelle, p. 74 [nous soulignons].  Document plein texte sur le site de maisondherelle.org

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Mercredi 5 décembre 2012

 

Il y a plus d'arguments qui plaident en faveur de cette ordination [des femmes] que contre.  Je suis tout prêt à entendre des arguments pertinents de la part de l'Eglise, qui affirme que c'est théologiquement impossible, mais je ne vois rien venir.  C'est une question d'orgueil sacerdotal : l'Eglise continue de croire qu'il y a une supériorité masculine.  Tout le système est d'ailleurs masculin.  On en est encore, comme il y a des siècles, à craindre qu'une femme impure s'approche de l'autel !  Or on voit bien dans l'Évangile que Jésus fiche ce système en l'air et rencontre des femmes dans des circonstances audacieuses.  Et moi, je suis un disciple de Jésus...

 

  Gabriel Ringlet (entrevue, 3 octobre 2011). "La vie de prêtre est une vie blessée, au sens noble du terme". Les entretiens du Vif / L'Express, sur le site levif.be

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Mardi 4 décembre 2012

 

N'oublions pas la première Personne de la Trinité qui est le Père, le Dieu caché, le Non-Manifesté.  Le Fils et l'Esprit ont valeur par rapport au Père.  Et le Père, c'est le silence, c'est le silence !

 

  Lanza del Vasto  Sur le site lecturebiblique Icône de saint Jean le Théologien dans le Silence (Nektarii Kuliuksin, 1679)  

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Lundi 3 décembre 2012

 

 

Dans [l]e miroir des systèmes totalitaires […], nous avons une certaine idée de l'homme et de la société.  L'image des peuples dominés et écrasés qui finissent, dans la volonté des plus intrépides et des plus déterminés de leurs représentants, par casser les chaînes de l'esclavage pour ouvrir les horizons d'une liberté profondément créatrice.  En même temps, cette liberté créatrice se trouve toujours confrontée aux pathologies des dérives qui l'aliènent à de nouvelles menaces de dictature, avec une constance tellement inquiétante qu'on en arrive à penser que pour être libre, il faut faire de la valeur même de la liberté un instrument de lutte permanente.  Une force lancinante de vigilance.  Une énergie d'organisation sans négligence.  Au nom d'une certaine vision de la destinée humaine, qui refuse toute vie courbée et travaille à construire inlassablement la stature éthique de l'homme debout face à tous les orages des despotismes.

  

   Kä Mana (Godefroid Mana Kangudie)  (23 novembre 2012).  "Comment j'ai vécu la chute de Goma et les questions qu'elle nous pose en RDC maintenant". Dans Écho de Goma et d'ailleurs. République démocratique du Congo : Pole Institute. Sur le site de pole-institute.org  

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Dimanche 2 décembre 2012

 

Une île déserte, des rochers sauvages ne vous isolent pas de ceux que vous aimez. C’est dans les régions sauvages de l’esprit et dans les déserts du cœur que l’on se sent perdu, étranger.  Quand on est étranger à soi-même, on l’est également à autrui.  Si l’on n’est plus capable de se trouver soi-même, on ne peut espérer rejoindre les autres.

 

  Anne Morrow Lindbergh (1955, 2003).  Solitude face à la mer . Paris : Pocket. Sur le site de antigonehc...  

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Samedi 1er décembre 2012

 

Enfin, ô bonheur, ô raison, j'écartai du ciel l'azur, qui est du noir, et je vécus, étincelle d'or de la lumière nature.

De joie, je prenais une expression bouffonne et égarée au possible :

 

Elle est retrouvée.

Quoi ? - L'Éternité.

C'est la mer allée

Avec le soleil.

 

 

  Arthur Rimbaud (1876).  Alchimie du Verbe – Une saison en enfer.  Dans Rimbaud : Œuvres (1960,  1993).  Éd. S. Bernard et A. Guyaux, Paris : Classiques Garnier – plein texte accessible sur le site de mage4.net .  Commentaire sur les versions  

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Vendredi 30 novembre 2012

 

Nous venons d’une histoire chrétienne de domination des femmes, légitimée par la figure symbolique de Marie.  Cela explique qu’une dévotion à Marie soit devenue une affaire complexe, qui comporte divers aspects qui s’entrechoquent entre eux.  C’est dans ce contexte culturel, qu’avec les années, ma dévotion féministe à Marie soit devenue essentielle à ma vie spirituelle, dans ses différents versants, qu’il s’agisse du rejet ou de l’union intérieure.  Cette dévotion est vivante et ouverte.  Elle se renouvelle.  Elle accompagne ma ligne de vie.  Elle comporte de multiples dimensions qu’une vie ne suffira pas à explorer.  Ces temps-ci, l’union intérieure à Marie, Mère divine, provoque en moi une vibration de douceur infinie que j’accueille comme une grâce.  Quand de telles choses m’arrivent, je ne cherche pas à interpréter théologiquement tout de suite ce qui se passe.  Je préfère me laisser baigner dans l’énergie divine qui passe, dans cette énergie en processus d’incarnation, que j’analyserai plus tard.  Mais je sais déjà que cette douceur ineffable intervient dans un rapport à soi intérieur, lieu de l’émergence d’un souffle propre comme femme qui a à naître et à renaître malgré les phallocentrismes qui viennent de partout et qui continuent de déterminer jusqu’à l’être profond.

 

  Denise Couture (mai 2010). "Une dévotion féministe à Marie : récit personnel". L’autre Parole (no 125 – Une autre parole sur Marie).  Sur le site lautreparole.org ________________________________________________________________________________________________

 

Jeudi 29 novembre 2012

 

Pour grand-mère, le miracle de Noël était l'œuvre exclusive du petit Jésus et il était impie d'y associer un bonhomme descendant, avec sa hotte, par les cheminées.  Dans l'esprit de Sylvie, en revanche, le petit Jésus et le père Noël faisaient bon ménage.  L'un était au berceau, l'autre avait cent ans.  Mais tous deux aimaient les enfants et les lumières de la fête.  Elle les réunit dans un élan de gratitude.

 

  Henri Troyat (1980). Viou (trilogie Viou, t. 1).  Paris : Flammarion (J'ai lu, 1318), p. 89.

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Mercredi 28 novembre 2012

 

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

 

  Jésus de Nazareth   Mt 7, 15-20.

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Mardi 27 novembre 2012

 

[L]a théologienne presbytérienne Lytta Basset fait une exégèse admirable de l'histoire du "plus petit d'entre les miens" dans l'Évangile de Matthieu en lien à la parabole de la brebis égarée (Mt 18, 10-14).  Elle nous invite à prendre modèle sur Jésus dans notre rapport à nous-même en consentant à prendre le temps d'aller chercher les parties pauvres et blessées, les parties perdues et entortillées dans leurs ronces, les plus petites de nous qui semblent ne mériter que le mépris des parties fortes, accomplies, fonctionnelles que nous chérissons naturellement.  Basset dit que, à l'exemple de Jésus, ces parties blessées réclament que nous laissions tout pour les réintégrer dans le bercail des quatre-vingt-dix-neuf autres qui n'ont pas besoin de pénitence et de pardon.  Et, dit-elle, si nous jugeons que cette quatre-vingt-dix-neuvième partie à moitié morte de nous ne mérite pas que nous nous en occupions, qu'elle ne mérite que notre oubli ("que peut-elle contre nous, d'ailleurs ?") et notre mépris, Jésus nous invite à Le voir Lui, dans ce "plus petit d'entre les miens".  Une vie n'est alors pas de trop pour accomplir cette réintégration car c'est bel et bien de la croissance du Christ-Dieu en nous qu'il s'agit en définitive, finalisant ainsi notre vocation d'image (icône) de Dieu.  

 

  Michèle Lévesque  (2006). Périchorèse - Pourquoi ce nom ? (extrait).  Montréal : Institut Périchorèse - Atelier d'iconographie.  

  En référence à Lytta Basset (1994). "Se mettre en quête, avec Dieu, de son moi perdu". Dans : Le pardon originel : de l'abîme du mal au pouvoir de pardonner. Genève : Labor et Fides (Lieux théologiques; 24), p. 403-410.  Extraits accessibles sur google.book

 

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Lundi 26 novembre 2012

 

Quand je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand. J'ai écrit "heureux".  Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie.

 

  John Lennon .  Citation sur le site de phraseculte.fr  Illustration de la citation

 

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Dimanche 25 novembre 2012

 

       

 

Jésus de Nazareth attirait les gens [...]  Il avait le don de séduire les cœurs simples et les âmes raffinées.  Je suis sûr qu’il le faisait par la puissance de sa parole mais aussi par la douceur de son sourire, par son sens de l’humour, par sa bonté et à force d’amour.  Ses origines divines, malgré la gravité d’une mission qui le conduisait à la Croix et à la Résurrection, faisaient de lui un être humain extraordinaire, capable de créer des liens avec les autres.  Comment n’aurait-il  pas souri en prononçant les mots que nous rapporte l’Évangile d’aujourd’hui : 'Venez à moi. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples. Car mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.'   Ce ne sont pas là des remontrances qui appellent un regard sévère et une grosse voix ! Ce sont des paroles qui coulent de la bouche d’un amant et d’un ami.

 

  Thomas Rosica (4 juillet 2011). Le joug léger et le sourire d’un maître bienveillant : réflexion biblique pour le quatorzième dimanche du Temps ordinaire A. Sur le site seletlumiretv.org.

Sources des images ci-dessus (GD) : 1) Christ de Javier, Espagne (buste) 2) Christ de Javier, Espagne (visage) 3) Christ de Lerins, France (visage) 4) Christ de Lerins, France (complet) 5) Christ de Greccio, Italie (visage)

Voir aussi l'album du Christ souriant avec d'autres photos sur la page facebook de Perichorese (publié 24 novembre 2012) et

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Samedi 24 novembre 2012

 

Plusieurs moines qu'on appelle 'priants' vont à l'Enaton chez  Abba Lucius. L'ancien leur demande : "Quel est le travail de vos mains ?"  Ils disent : "Nous ne travaillons pas de nos mains, mais comme l'Apôtre le commande, nous prions sans arrêt".  Abba Lucius leur demande : "Est-ce que vous ne mangez pas ? " lls répondent : "Si".  Alors il leur dit : "Quand vous mangez, qui donc prie à votre place ?".  Il leur dit : "Quand vous dormez, qui donc prie à votre place ?".  Mais ils ne trouvent rien à répondre. 

 

Alors Abba Lucius dit aux moines : "Excusez-moi, mais vous ne faites pas ce que vous dites.  Moi, je vais vous montrer que je prie sans arrêt quand je travaille de mes mains.  Je m'assois avec Dieu. Je mouille les joncs et je les tisse en cordes. Je dis en même temps : "Dieu, aie pitié de moi dans ta grande miséricorde. Dans ton immense bonté, efface mon péché" (Ps 50, 2). 

 

Abba Lucius demande aux moines : "Est-ce que ce n'est pas une prière ?"  Ils répondent : "Si ".  Puis il leur dit : "Quand j'ai passé toute la journée à travailler et à prier, j'ai gagné à peu près seize pièces d'argent. J'en mets deux à ma porte et je mange avec le reste.  Celui qui prend ces deux pièces d'argent prie pour moi quand je mange ou quand je dors.  Ainsi, avec l'aide de Dieu, j'obéis au commandement de prier sans arrêt".

 

  Abbé Lucius (vers Ve s.) du monastère d'Enaton en Égypte .  Apophtegme no 55. Sur le site de monasterelafaurie.org (France). (source primaire : Jean-Claude Guy (1976). Paroles des anciens : Apophtegmes  des pères du désert. Paris: Seuil (Points/Sagesses, 1).

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Vendredi 23 novembre 2012

 

Il y a des bien-portants qui n'ont jamais découvert la place des autres dans l'autonomie, alors ils se disent : "Lorsque je ne pourrai plus jouer dans mon parc, vous me donnerez une piqûre et je m'en irai parce que pour moi, la dignité c'est l'autonomie."  C'est une vision de bien-portant.  Elle est très différente de celle des malades.  Beaucoup de gens qui réclament l'euthanasie lorsqu'ils sont bien-portants ne le font pas lorsqu'ils sont malades.  

 

Patrick Vinay, m.d. (novembre 2012) "La fin de vie fait partie de notre vie" (entrevue). Notre-Dame-du-Cap (121), p.20.

Icône de Jésus guérissant un paralytique - mosaïque de Khariyé Djami (Saint-Sauveur-in-Chora)  sur le site de le-flamant-rose.org

 

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Jeudi 22 novembre 2012

 

L’Église anglicane de Swaziland 1 a franchi le pas.  Ellinah Wamukoya est la première femme africaine à être élevée au rang d’évêque du diocèse de Swaziland, apprend-on sur BBC.  Une décision qui survient alors que l’Église d’Angleterre vient de voter la loi sur l’ordonnance des femmes évêques 2 . Une décision qui divise anglicans libéraux et traditionalistes […] : 

 

"Nous sommes réunis pour consacrer et ordonner un évêque de l'église de Dieu: pas une femme noire, pas une Africaine, pas une femme swazi mais un prêtre de l'église. Elle sera un pasteur pour tous, hommes et femmes, blancs et noirs, pour les Swazis et tous les autres fidèles du diocèse", a souligné un communiqué de l’Église. 3

  "La première femme africaine évêque n'est pas une novice" (20 novembre 2012). Slate Afrique (via BBC).

Références complémentaires : (1) Swaziland (2) Position de l'Église d'Angleterre (anglicane) 21 novembre 2012 (3) Communiqué du 19 novembre 2012 par Thabo Makgoba, métropolite de l’Église anglicane en Afrique du Sudé

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Mercredi 21 novembre 2012

 

Ce matin-là, je me réveille avec en tête une foule de pensées inutiles.  Comme chaque matin, je les offre à Dieu et je lui dis que c’est merveilleux de pouvoir tout remettre ainsi, ne rien garder.  Je comprends mieux la liberté de la pauvreté, du détachement – ce n’est pas une privation, mais un enrichissement, un allègement.  Je dis à Jésus : "Je ne retiens rien, je te remets tout, je ne garde ni ne retiens rien.  Même pas toi.  Même toi (et je pense ici à Marie Madeleine au matin de Pâques), je ne te retiens pas.  Je ne garde que ton Esprit jusqu’à ce que tu reviennes."  Alors j’ai vu Dieu danser.  C’est comme le firmament, avec ses nébuleuses et ses amas d’étoiles, ses constellations.  Les étoiles avaient la forme d’un homme, dont je ne vois pas le visage, mais le corps, immense, blanc ou clair, formé d’étoiles.  Et il danse.  Il est heureux, il danse.  Il me dit : "Ah [et il dit mon nom, deux fois], je suis si heureux !"  Et moi, je comprends la joie qu’il y a au ciel pour un seul juste qui se convertit – ici : moi qui ai compris un petit quelque chose du mystère de Dieu, de la Trinité, de l’Esprit, de la Joie et de la Présence.  Une joie tellement extrême qu’elle fait danser Dieu comme David devant l’Arche.

 

  Anonyme (témoignage 5 mars 2012). J'ai vu Dieu danser. Inédit.

  Complément à la réflexion : C. Baxter Kruger (2004). Parable of the Dancing God  [autre titre pour la parabole de l'enfant prodigue, Lc 15]. Australie : Perichoresis Press. Plein texte accessible (en anglais) sur le site dancinggod.org (perichoresis.org). 

 

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Mardi 20 novembre 2012

 

Tseng tzeu dit : "Je m’examine chaque jour sur trois choses : si, traitant une affaire pour un autre, je ne l’ai pas traitée sans loyauté ; si, dans mes relations avec mes amis, je n’ai pas manqué de sincérité ; si je n’ai pas négligé de mettre en pratique les leçons que j’ai reçues."

 

  Confucius (551-479 av. J.C) Les Entretiens (ou Analectes).  Traduction de Séraphin Couvreur (1895).  Paris : Club des Librairies de France, 1956.  La citation provient de Wikisource.  Texte intégral et références complètes également disponibles dans les classiques de l'Uqac.

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Lundi 19 novembre 2012

 

[L]’exclusion des femmes du sacerdoce, c'est l'effacement d'une image valorisante de la femme en tant qu'être humain, créée à l'image de Dieu au même titre que l'a été l'homme : "à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa." (Gn 1, 27)  En permettant à un seul des deux termes de l'humanité d'accéder aux fonctions les plus centrales de l'Église, cette institution deux fois millénaire interdit aux femmes d'accéder à l'image sacrée qu'est la leur.  Face à cet interdit, bon nombre de femmes préfèrent renoncer complètement au domaine de la religion et des choses divines plutôt que d'y figurer sur un plan secondaire, dévalorisant.  C'est ainsi qu'une bonne partie des féministes du vingtième siècle ont rendu à Rome l'exclusion qu'elle pratique à leur égard, choisissant tout simplement d'écarter toute question philosophique sur le rapport à Dieu.  Reléguée à des notes de bas de page quand elle n'est pas carrément absente, la question du divin a aussi peu de place dans l'édifice du savoir féministe que n'en a la femme dans l'Église.

 

  Sharon Hackett (printemps 2000). "Luce Irigaray, le féminisme et le divin : oser l'inclusion". Religiologiques : Sciences humaines et religions, vol. 21.  Plein texte accessible sur le site de l'Uqam, revue Religiologiques.

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Dimanche 18 novembre 2012

 

C’est fait.

Le Feu, encore une fois, a pénétré la Terre.

[…]

Dans la nouvelle Humanité qui s’engendre aujourd’hui, le Verbe a prolongé l’acte sans fin de sa naissance ; et, par la vertu de son immersion au sein du Monde, les grandes eaux de la Matière, sans un frisson, se sont chargées de vie.  Rien n’a frémi, en apparence, sous l’ineffable transformation.  Et cependant, mystérieusement et réellement, au contact de la substantielle Parole, l’Univers, immense Hostie, est devenu Chair. Toute matière est désormais incarnée, mon Dieu, par votre Incarnation. 

  

  Pierre Teilhard de Chardin (1923 publié 1961). "La messe sur le monde : le feu dans le monde".  Dans Hymne de l’univers. Paris : Seuil (Livre de vie), p. 34. Plein texte et références complètes également disponibles sur le site des classiques de l'Uqac

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Samedi 17 novembre 2012

 

C'est un drôle de gars, notre Serge.  Y pousse tout en longueur.  Y en a qui disent que c'est de la mauvaise graine, mais y se trompent.  C'est pas parce qu'une graine est spéciale qu'est mauvaise, ben au contraire.

 

  Anne-Michèle Lévesque (2012) Les enfants de Roches-Noires - tome 3 : Ceux de la forêt.  Montréal : Hurtubise (Romans historiques).

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Vendredi 16 novembre 2012

 

Le livre est deux fois tremplin de rêverie; en l’ouvrant nous ouvrons un recueil d’images imaginées et une recueil d’images à créer

 

  Bruno Duborgel (1983). Imaginaire et pédagogie. Toulouse : Privat.  Sur le site de icem-pedagogie-freinet.org

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Jeudi 15 novembre 2012

 

- Une fois qu'on a décidé qu'on n'était pas Harvard, que fait-on ?

- Il faut se donner une mission, ce qui équivaut à établir son propre code génétique : quel type d'étudiants veut-on attirer, quel type d'enseignement veut-on donner, dans quel but, et avec quel moyens ?  Et une fois que cette mission est établie, il faut la mettre en application sans dévier.

 

  Henry J. Eyring . Entrevue avec Jean-Benoît Nadeau (15 novembre 2012). "Dépassé le modèle Harvard ?" L'Actualité, vol. 37(18), p. 30.

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Mercredi 14 novembre 2012

 

Ce que la solitude et le silence du désert apportent d'utilité et de divine jouissance à ceux qui les aiment, ceux-là seuls le savent qui en ont fait l’expérience. 

 

  Saint Bruno (1035-1101), fondateur de l'Ordre des Chartreux Lettre à Raoul le Verd.  Publiée dans Sources Chrétiennes (88), p. 71-73.  Citation sur le site de missionet.fr

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Mardi 13 novembre 2012

 

Lorsqu'on vit un traumatisme (décès, violence sexuelle...), on se sent comme un épouvantail, effacé de la condition humaine. La réalité est trop dure à regarder, alors on se vide de soi-même, on se coupe de nos sensations, un peu comme une enveloppe vide. Si autour de moi je ressens de la solidarité affective, je réintègre peu à peu ma place d’être humain. // Offrir une tasse de café, parler à l’autre normalement, sourire... Tout cela passe par des petites choses banales pour quelqu’un qui vit normalement, mais d’un réconfort immense pour celui qui souffre.

 

  Boris Cyrulnik Propos recueillis par Camille Anseaume (màj 2012). De la souffrance peut naître le meilleur.  Sur le site de auféminin.com

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Lundi 12 novembre 2012

 

- Maman, j'ai une idée ! Et si tu me donnais, toi, un autographe ?

- Mais c'est déjà fait mon amour, je l'ai dessiné sur ton ventre, en forme de nombril.

 

  Agnès Abécassis (2009). Chouette, une ride !  France : Calmann-Levy et Livre de Poche.

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Dimanche 11 novembre 2012

 

Longeant l'océan sur une bonne partie du trajet, James découvrit que rien n'est plus propice à la pensée lucide qu'une vue imprenable sur la mer. Elle aéra son esprit, accorda son système nerveux et récura son âme. Il résolut de l'avoir toujours sous les yeux.  

 

  Ann-Marie MacDonald (2000). Un parfum de cèdre. Québec : Flammarion.

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Samedi 10 novembre 2012

 

Créon. – La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras […] Tu l'apprendras, toi aussi, trop tard, la vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c'est la consolation dérisoire de vieillir ; la vie, ce n'est peut-être tout de même que le bonheur.

 

Antigone, murmure, le regard perdu – Le bonheur…

 

Créon a un peu honte soudain – Un pauvre mot, hein ?

 

  Jean Anouilh (1946). Antigone. Paris : de la Table Ronde, pp. 91-92. Extrait sur le site college-plaisance.net

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Vendredi 9 novembre 2012

 

Les gens pensent parfois qu'il faut abolir toutes les barrières pour être libres.  Mais on peut être libre à l'intérieur d'un certain cadre.  Les chevaux qui s'amusent dans un pré disposent d'un terrain limité.  Mais à l'intérieur de ces frontières, ils peuvent gambader et batifoler en toute liberté.  En plus, ils ont la sécurité. 

 

  Frédéric Pignon cité dans : Brousseau, François, Valérie Martin et Jacques Nadeau (2006).  Cavalia : un rêve de liberté.  Canada : Fides, p. 133.   

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Jeudi 8 novembre 2012

 

On peut refuser de s’abandonner à cette expérience universelle [la spiritualité] et se tenir fermement aux prescriptions de la raison, qui ne voit que trop peu de traces de l’existence d’une force bienveillante et protectrice. Mais choisir le vide plutôt que l’expérience du sacré, c’est aussi choisir un système de croyance. Et il a, peut-être, l’inconvénient d’être moins bon pour la santé…  

 

  David Servan-Schreiber (2000). La spiritualité : un instinct. Sur le site de psychologie.com

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Mercredi 7 novembre 2012

 

L'impératif pratique sera donc celui-ci : Agis donc de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. 

 

  Emmanuel Kant (1792).  Traduit par Victor Delbos (1862-1916). Fondements de la métaphysique des mœurs (extrait), 2ème section. Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : Bréal, 2001, p. 91.  Accessible en ligne sur le site de l'UQAC (p. 8)   La traduction utilisée ici provient de devoir-de-philosophie.com

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Mardi 6 novembre 2012

 

Ainsi l'homme éprouve la joie lorsqu'il se trouve en harmonie avec la nature, et surtout dans la rencontre, le partage, la communion avec autrui. A plus forte raison connaît-il la joie ou le bonheur spirituel lorsque son esprit entre en possession de Dieu, connu et aimé comme le bien suprême et immuable.  Poètes, artistes, penseurs, mais aussi hommes et femmes simplement disponibles à une certaine lumière intérieure, ont pu et peuvent encore, soit dans les temps d'avant le Christ, soit en notre temps et parmi nous, expérimenter quelque chose de la joie de Dieu.

 

  Paul VI (1975). Exhortation apostolique Gaudete in Domino  

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Lundi 5 novembre 2012

 

… ce que nous devons faire, c'est demander comme le font de pauvres […] Quand, par des voies secrètes [Dieu] semble nous faire comprendre qu'il nous écoute, alors, il convient de nous taire. [D]ès lors qu'il nous permet de rester près de Lui, il n'est pas mauvais de tâcher de ne pas agir avec l'entendement, si nous le pouvons, dis-Je.  Mais si nous n'avons pas encore le sentiment que ce Roi nous écoute, qu'il nous voit, nous n'allons pas rester là, tout nigauds, ce qui arrive souvent à l'âme forte quand elle s'est efforcée à faire taire l'entendement ; elle se trouve dans une bien plus grande sécheresse, et d'aventure, l'imagination est plus inquiète quand elle s'est fait violence pour ne penser à rien.  [C]e que veut le Seigneur, c'est que nous le priions et que nous considérions que nous sommes en sa présence, il sait, lui, ce qui nous convient. 

 

  Thérèse d'Avila. Le Château intérieur (Livre des Demeures). Quatrième demeure.  Extrait (légèrement adapté pour la ponctuation) sur le site livres-mystiques.com * Entrevue (12 octobre 2008) par Régis Burnet avec Julia Kristeva et Philippe Hugelé, o.c.d.

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Dimanche 4 novembre 2012

 

La joie accompagne l'affirmation de soi dans notre être essentiel en dépit des inhibitions qui proviennent des éléments accidentels en nous. La joie est l'expression, sur le plan émotionnel, du Oui courageux à notre être propre et véritable. Cette union du courage et de la joie montre clairement le caractère ontologique du courage.  Si le courage est interprété uniquement en termes éthiques, sa relation à la joie de l’accomplissement demeure cachée.  Dans l’acte ontologique par lequel un être s’affirme lui-même dans son être essentiel, courage et joie coïncident.

 

  Paul Tillich (1999).  Le courage d’être. Paris / Genève : Cerf / Labor et Fides, p. 12.  Aussi accessible partiellement sur Google.livres

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Samedi 3 novembre 2012

 

Toute chose de beauté est joie qui demeure :

Sa beauté grandit ; elle ne s'évanouira jamais

Dans le néant, mais restera toujours

Pour nous un havre de paix, un sommeil

Plein de doux rêves, de santé et de respiration tranquille.

 

  John Keats (1818). Endymion.   Traduction adaptée du site Poètes et écrivains du monde

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Vendredi 2 novembre 2012

 

Une rafale de vent

puis les feuilles se reposent

 

  Bashô (1644-1694) . Haïku .  Sur le site de Le Chemin d'Agoué

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Jeudi 1er novembre 2012

 

Le décès n'a pas à être considéré comme un échec médical.  La mort est inscrite dans l'ADN des cellules. [...] Puisque la mort est inscrite au plus intime de notre être, pourquoi ne pas l'intégrer au grand projet de notre existence ?  Montaigne disait que « philosopher, c'est apprendre à mourir ».  Et les sages de toutes les religions invitent à apprivoiser la mort plutôt que de verser dans son déni. 

 

  Bertrand Blanchet (2012). "Nouveau regard sur la mort." Prions en Église du 28 octobre 2012, p. 37.

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Mercredi 31 octobre 2012

 

Une Église qui s’évangélise, c’est une Église qui est plus empressée à reconnaitre ses propres péchés qu’à dénoncer ceux du monde qui l’entoure… Une Église qui s’évangélise, c’est une Église qui se prêche d’abord la conversion à elle-même, avant de chercher à convertir le monde… Une Église qui s’évangélise, c’est une Église qui reconnait ne pas être à la hauteur de son Seigneur ni de l’Évangile qu’elle annonce… 

 

  Joseph Yvon Moreau, évêque (25 octobre 2012). "Évangélisatrice, l'Église commence par s'évangéliser elle-même." Inter-communication - Église Sainte-Anne-de-la-Pocatière.  vol. xli (no 2), chronique Billet de l'évêque, p. 35.   Citation reçue via le site la Bonne Nouvelle - Pause spirituelle  

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Mardi 30 octobre 2012

 

Avant-hier, 28 octobre, le journal La Croix introduisait un article présentant les résultats du tout récent Synode sur la nouvelle évangélisation en disant que "L’Église s’est livrée à un « véritable examen de conscience » sur sa manière d’annoncer l’Évangile dans la société", ce dont se félicitaient "les évêques et experts réunis à Rome pendant trois semaines".  En voyant l'occurrence "pères synodaux" revenir quatre fois dans les deux courtes pages de ce texte, je ne vois pas là matière à se péter les bretelles.   Où sont les mères ?

 

Même si le synode s'est refermé, lit-on encore, "sur la figure évangélique de la Samaritaine choisie par Benoît XVI comme symbole du « devoir de s’asseoir aux côtés des hommes et des femmes de notre temps »", et même si "plusieurs participants" ont relevés, entre autres "angles morts", "la place des femmes dans l’Église, évoquée marginalement", c'est encore nettement insuffisant.  Nous sommes en droit de nous demander à côté de quelles femmes ces hommes s'assoient, pour reprendre la figure du saint Père. 

 

En dépit des bonnes intentions évidentes et des avancées certaines sur d'autres points à l'ordre du jour du synode, je vois dans cette absence officielle une résurgence de l'élévation classique d'une figure, celle de la Femme avec un grand F et au singulier, image désincarnée qui repose encore et toujours, sur le socle de la négation des femmes concrètes et plurielles.

 

  Michèle Lévesque (2012). En réaction à l'article de Frédéric Mounier (28 octobre 2012). Un message d’optimisme pour clôturer le Synode, publié sur le site de la-croix.com    N.B. Les éléments entre guillemets ordinaires (") correspondent à des citations du journal La Croix et ceux entre guillemets français (« ») sont des propos rapportés du Synode par ce même journal.

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Lundi 29 octobre 2012

 

La vérité vous rendra libres (Jn, 8, 32)

 

Un enfant à qui l’on a dit la vérité, qui n’a pas été éduqué à s’accommoder des mensonges et des atrocités, peut développer toutes ses potentialités, comme une plante dans de la bonne terre dont les racines ne sont pas la proie des bêtes nuisibles (les mensonges).   

 

  Alice Miller (22 décembre 2007). Dire la vérité aux enfants. Sur le site alice-miller.com

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Dimanche 28 octobre 2012

 

L'icône n'est ni "analogique, ni imaginative, ni divinatoire, mais épiphanique. L'icône ne suscite pas l'imagination, elle laisse voir l'épiphanie, c'est-à-dire la création transfigurée. Sa réalité ne se situe pas dans l'histoire, mais dans l'accomplissement des temps, dans l'éternité. Le fondement de l'icône est cette liaison ontologique avec le Principe (ce qui précède l'image première). Les Pères de l'Église disent : " L'honneur que nous donnons à l'image est toujours offert à l'Image première ; nous n'honorons jamais le bois, mais toujours, à travers l'image, la Présence.

 

  Père Zénon, iconographe, Atelier Saint-Jean-Damascène . L’icône, une prière en image. Entretien avec le père Zénon réalisé à Pskov par le père Gérasime. Art sacré (15), janvier 2003.  Sur le site des Pages Orthodoxes La Transfiguration.

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Samedi 27 octobre 2012

 

N’était-ce pas d’un matérialisme enfantin que de croire le corps de Jésus déposé dans le tombeau susceptible d’être ‘réanimé’, comme on nous le dit ? Croire en sa survie purement psychique, à la manière des théosophes ou des spirites, serait peut-être encore plus irréaliste, bien qu’intellectuellement plus distingué. Mais, encore une fois, qu’importe tout cela ? Jésus est vivant, d’une vie qui échappe à la mort, partout où la pensée que des hommes ont de lui change quelque chose dans leur vie et celle des autres…

 

Le hic, évidemment, mais on ne paraît pas s’en rendre compte, c’est que, là où les chrétiens se font une telle idée du Christ que non seulement ils ne croient plus qu’il soit ressuscité mais deviennent incapables d’admettre que cette phrase puisse avoir un sens, l’idée en question ne semble pas de nature à changer grand-chose dans leur propre vie, et moins encore dans celle des autres.

 

  Louis Bouyer (1er octobre 1971 ; 2 janvier 2012).  Le Christ est-il ressuscité ou non ? Sur le site de France Catholique

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Vendredi 26 octobre 2012

 

Le grand malheur de cette société moderne, sa malédiction, c’est qu’elle s’organise visiblement pour se passer d’espérance comme d’amour ; elle s’imagine y suppléer par la technique, elle attend que ses économistes et ses législateurs lui apportent la double formule d’une justice sans amour et d’une sécurité sans espérance.

 

  Georges Bernanos (1944).  Conférence aux étudiants brésiliens, Rio de Janeiro, 22 décembre 1944.  Cité sur France - Histoire - Espérance (référence complète )

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Jeudi 25 octobre 2012

 

Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin.

Le Christ reste dans le passé,

l’Évangile est une lettre morte,

l’Église une simple organisation,

l’autorité une domination,

la mission une propagande,

le culte une évocation,

et l’agir chrétien, une morale d’esclave.

Mais en l’Esprit, le cosmos est soulevé

et gémit dans l’enfantement du Royaume.

Le Christ ressuscité est là,

l’Évangile est puissance de vie,

l’Église signifie la communion trinitaire,

l’autorité devient un service libérateur,

la mission est une Pentecôte,

la liturgie est mémorial et anticipation,

l’agir humain est déifié.

 

  Ignace de Lattaquié (1968). 4e Assemblée œcuménique (Conseil mondial) des Églises (COE), Uppsala, Suède. Sur le site des Filles de la Sagesse .  N.B. À l'époque de cette citation, Ignace était métropolite de Lattaquié.  Depuis le 2 juin 1979, il est à la tête du patriarcat d'Antioche.

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Mercredi 24 octobre 2012

 

Les vieux ascètes disaient que le plus grand des péchés est l’oubli : devenir opaque, insensible, tantôt fiévreusement affairé, tantôt lourdement sensuel, incapable de faire un instant de silence, de s’étonner, de chanceler devant l’abîme, qu’il soit d’horreur ou de jubilation. Incapable d’admirer et d’aimer. Incapable d’accueillir les êtres et les choses. Insensible aux sollicitations secrètes, constantes pourtant, de Dieu.

 

L’art [de l’icône], ici, nous éveille. […] Il nous rend nos joies solaires et nos blessures saignantes. Il nous ouvre à l’angoisse et à l’émerveillement. L’art de l’icône est un support de contemplation, la possibilité de connaître Dieu par une certaine beauté, celle, dit Denys l’Aréopagite, "qui suscite toute communion". J’inverserai volontiers la formule en disant : la beauté que suscite toute communion.  

 

  Olivier Clément (2007). Préface du catalogue d'icônes de l'exposition Les arrhes du Royaume. Paris : Atelier Gustave, Paris. Sur le site de Icônes.grecques.com

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Mardi 23 octobre 2012

 

L’espérance est un risque à courir.  

 

  Georges Bernanos (1971, 1988). La liberté, pour quoi faire ? Gallimard (La Pléiade), T.2, p. 1315

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Lundi 22 octobre 2012

 

Cultivez dans votre cœur les qualités qui feront de vous un être bienfaisant: la bonté, l'indulgence, l'amitié, le dévouement.   

 

Marcel Rifaux. Source : site La Bonne Nouvelle - Pause spirituelle

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Dimanche 21 octobre 2012

 

On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense. 

 

  Bse Mère Térèsa (Agnès Gonxha Bojaxhiu) . Source : site Au coeur de soi

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Samedi 20 octobre 2012

 

Dans notre civilisation de possession par l’image, m’écrivait un ami protestant, l’icône est devenue une urgence de la cure d’âmes.

 

  Olivier Clément (1960). "Pour une théologie de l'icône".  Contact. No spécial (32) L’icône.  Source : site Église orthodoxe d'Estonie.

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Vendredi 19 octobre 2012

 

Un peintre, c'est quelqu'un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence.

 

  Christian Bobin (1996). L'Inespéré. Gallimard. Source : Evene

.... Lumière douce (Свете Тихий) par le choeur de Valaam

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Jeudi 18 octobre 2012

 

On comprend pourquoi je n'aime pas entendre opposer les dévotions du peuple à la foi des intelligences. Je sais qu'il existe des superstitions. Je me demande si les cierges, les prières à saint Antoine et tant d'autres rites ne traduisent pas dans un autre langage la même adoration, s'il n'y a pas, à côté des 'superstitions' concrètes qui sont si visibles, certaines superstitions abstraites qui sont invisibles : je veux dire des attachements à certaines abstractions, certains systèmes. N'est-ce pas là aussi des parasites, des superstructures ? [...] [Les croyants] au coeur pur, voient plus et mieux que les grands, qui jouissent de leur travail d'intelligence comme si ce travail était par lui-même une prière.

 

  Jean Guitton (1971). Ce que je crois. Grasset, p. 194-195. Tiré de Prière du temps présent. Lectures pour chaque jour de l'année, Cerf/DDB, 1974, p. 415.

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Mercredi 17 octobre 2012

 

Ô Vierge Pure, Souveraine, Immaculée et Mère de Dieu.
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
Ô Vierge Mère Reine, Toison couverte de rosée.
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
Plus élevée que les cieux, plus brillante que le soleil.
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
Ô joie des vierges surpassant les chœurs angéliques.
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
Plus splendide que les cieux, plus pure que la lumière.
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.
Plus sainte que les multitudes des armées célestes.
Réjouis-Toi, Épouse inépousée.

....  Agni Parthene par le choeur de Valaam

 

  Choeur de Valaam.  Chant Agni Parthene - Ô Vierge pure  composé par saint Nectaire d'Égine, XIXe s.

Paroles en grec et en français

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Mardi 16 octobre 2012

 

N'ayons pas peur de nous retirer là où nous sommes le mieux pour rencontrer celui qui peut tout en tous. Un coin de bureau, un coin de prière, un bout de jardin, l'anonymat du transport urbain, un séjour dans la nature, un temps de retrait dans un monastère et bien d'autres lieux peuvent nous aider à nous préparer à accomplir la mission qui est la nôtre. Et comme le Seigneur Jésus nous l'a montré, d'aller puiser là où est l'eau vive.

 

  Archimandrite Syméon, monastère Saint-Silouane, France. 3 vidéos Annoncer l'Évangile au monde aujourd'hui. Texte de la conférence donnée le 31 mai 2008 à l’Institut de théologie Saint-Serge de Paris lors de l’assemblée pastorale de l’Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale.

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Lundi 15 octobre 2012

 

Pour la plupart, toutes nos inquiétudes et nos épreuves viennent de ce que nous ne nous comprenons pas.... Il est fort pénible, presque intolérable, que l'obstacle soit en nous-mêmes...

 

  Sainte Thérèse d'Avila Le Château..., 4e Demeure, I, 8-14. Source Marie de Nazareth.

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Dimanche 14 octobre 2012

 

Il faut que je sois enseveli[e] avec le Christ, que je ressuscite avec lui, que j'hérite avec lui du ciel, que je devienne fils [et fille] de Dieu, que je devienne Dieu.

 

 Saint Grégoire de Naziance . Hom. 7, 23. Tiré de Prière du temps présent. Lectures pour chaque jour de l'année, Cerf/DDB, 1974, p. 815).

 

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Suite ... 2013

 

 

  Auteur(e)s et autres personnes

    Liste complète : voir l'année en cours

 

Abba Lucius d'Enaton

Abécassis, Agnès

Anouilh, Jean

Anonyme (2)

Aquino, Karl (réf. à)

Archimandrite Syméon

Augustin d'Hippone (saint)

Bashô

Basset, Lytta (2 inc. réf. à)

Bernard, Marc-André

Bernanos, Georges (2)

Blanchet, Bertrand

Bloom, Antoine (2)

Bobin, Christian

Bouyer, Louis

Bruno (saint)

Clément, Olivier (2)

Confucius

Couture, Denise

Cyrulnik, Boris

Danou, Gérard  

Desjardins, David

del Vasto, Lanza

Duborgel, Bruno

Duras, Marguerite

Eyring, Henry J.

Gandhi (2 incl. 1 citation par T. Radcliffe)

Gary, Romain (Émile Ajar)

Gayraud, Jean-Marc

Geoffroy, Bruno

Geluck, Philippe

Grégoire de Naziance (saint)

Godbout, Jacques

Guitton, Jean

Hackett, Sharon

Ignace de Lattaquié 

Jésus de Nazareth

Kä Mana (Godefroid Mana Kangudie)

Kant, Emmanuel

Keats, John

Kruger, C. Baxter (renvoi)

Laven, Marjorie (réf. à)

Lennon, John

Lévesque, Anne-Michèle

Lévesque, Michèle (2)

Lindbergh, Anne Morrow

Liturgie orthodoxe : Agni Parthene - Ô Vierge pure 

Liturgie orthodoxe : Hymne acathiste

MacDonald, Ann-Marie

Makgoba, Thabo

McFerran, Brent (réf. à)

Mère Térèsa (Bse) (Agnès Gonxha Bojaxhiu)

Miller, Alice

Moreau, Joseph-Yvon

Noah and the Whales

Onfray, Michel (cité par J. Godbout)

Ono, Yoko

Ortiges, Edmond

Père Zénon

Pinkola-Estés, Clarissa

Pignon, Frédéric (Cavalia)

Radcliffe, Timothy, o.p.

Rifaux, Marcel

Rimbaud, Arthur

Ringlet, Gabriel

Rosica, Thomas

Salomé, Jacques

Servan-Schreiber, David

Sophonie (le prophète)

Talec, Pierre

Teilhard de Chardin, Pierre (2)

Thérèse d'Avila (sainte) (2)

Townes, Emilie

Tillich, Paul

Troyat, Henri

Tseng tzeu (disciple de Confucius)

Vernay, Lucienne (chanson)

Vinay, Patrick

von Speyr, Adrienne

Wamukoya, Ellinah (billet sur)

Zaffran, Marc (alias Martin Winckler)

 

 

 

 

Calendriers

des saints et saintes

 

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Michèle Lévesque
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