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Mardi 31 décembre 2013  - L'important, c'est de se comprendre

 

- Seigneur, il me semble parfois que tu me parles, mais je me dis alors bien vite que ce sont des voix folles dans ma tête, surtout que j'entends ta voix comme étant celle de personnes que je connais et que j'aime.  Alors, je me dis que ce sont des imaginations, que je te construits et mets en scène comme un personnage imaginaire, que je me conte des histoires pour me rassurer, mais que ça ne veut rien dire.

 

- Que t'importe la voix que je prends pour te parler si tu comprends ce que je te dis ?

 

 

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Samedi 21 décembre 2013 - Et voici que la Vierge est enceinte pour de vrai !

 

Le Seigneur envoya le prophète Isaïe dire au roi Acaz : "Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu, demande-le au fond des vallées ou bien en haut sur les sommets."  Acaz répondit : "Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve." Isaïe dit alors : "Ecoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !  Eh bien ! Le Seigneur lui-même vous donnera un signe :

 

Voici que la vierge est enceinte !

 

 

  Prophète Isaïe.  Is 37, 10-14 ; 8-10.  Image : détails inconnus.

 

 

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Vendredi 20 décembre 2013 - Impolitesse faite à la vie

 

Mon Dieu, mourir dans la dignité, ce n’est pas hâter la fin. - Précipiter la mort, c’est la dernière impolitesse faite à la vie.

 

 

    Gérard Marier (2013).   Publié sur sa page Facebook, 18 décembre 2013. Suggestion

 

 

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Jeudi 19 décembre 2013 - L'avenir de notre futur

 

J'ignore ce qui est le plus fâcheux : la dictature de la mise à jour et sa pornographie de la nouveauté permanente, ou le cortège de la nostalgie qui parade en bouche afin de nous revendre nos propres souvenirs à l'infini ?

 

[...]

 

[C]e qui nous manque vraiment, ce ne sont pas des vestiges du passé ni la douceur du souvenir.  Ce que cette pub [de la montre intelligente de Samsung sortie en octobre 2013 mettant en scène d'anciens personnages fantastiques, tels James Bond et le capitaine Kirk de Star Treck, en train de téléphoner avec leur montre] m'a rappelé, c'est que cette part d'autrefois qu'il nous faudrait ramener au présent pour nous projeter dans le futur n'est pas matérielle.  C'est un état d'esprit qui nous permettrait de croire que tout est possible.

 

Si nous sommes obsédés par le passé, c'est que nous avons perdu la liberté et l'enthousiasme que nous avions alors à imaginer l'avenir.

 

 

 

  David Desjardins.  Le futur antérieur.  Chronique Humeur, section Tendances 2014, L'Actualité, 39(1), janvier 2014, p. 42. 

 

 

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Lundi 16 décembre 2013 - À cause des personnes concernées et au nom de la sécurité publique

 

"La pire période de ma vie, c'est quand on m'a remis en liberté.  Puis, quand on se retrouve sur l'asphalte, on est exactement au même point que quand on est entré : c'est là qu'il faut être d'une force extraordinaire.  La majorité n'a rien, en sortant, pas de famille, pas de réseaux d'amis.  Mais si t'accompagnes quelqu'un quand il sort, ça fait toute la différence.  L'Aumônerie communautaire est là pour ça."  Voilà l'expérience d'un ex-détenu actif dans l'Aumônerie communautaire de Montréal.

 

[...]

 

Les divers organismes de l'Aumônerie se ressourcent par le biais du Réseau des artisans communautaires (RAC). "C'est un espace  que tout le monde va bien, car le travail est éprouvant. Par rapport à d'autres réseaux, une dimension s'ajoute, celle du prendre soin.  On se dit dans notre vulnérabilité.  Il y a une ouverture au spirituel, nous ne sommes pas tous chrétiens et pas nécessairement croyants.  C'est ce que j'aime à l'Aumônerie, ce n'est pas enfermé dans quelque chose.  Pour moi, c'est le vrai christianisme", affirme Estelle Drouvin, coordonnatrice du CSJR [Centre de services de Justice réparatrice].

 

[...]

 

L'Aumônerie, financée par le Service correctionnel du Canada, est en péril.  Les coupes sont commencées, et cela crée beaucoup d'insécurité.  Le gouvernement fédéral actuel [de Stéphen Harper] met en place des lois qui favorisent davantage une approche punitive qu'une approche de réinsertion.  Brian McDonough affirme : "C'est une lecture très légaliste, mais complètement déconnectée de la réalité des personnes." [...] Estelle Drouvin  poursuit : "Il faudra des mécènes qui croient à l'importance du réseau de l'Aumônerie pour la société à cause des personnes concernées et au nom de la sécurité publique.  Notre enracinement ensemble dans le Christ nous permet de voir plus loin.  Il y a quelque chose de plus grand que nous, une aspiration profonde, et on sait qu'elle est juste."

 

 

 

       Lucie Gravel avec extraits d'entrevue avec Estelle Drouvin et Brian McDonough.  Artisans du communautaire : une aumônerie hors les murs.  Sentiers de foi, vol. 9(124), 11 décembre 2013.  Autre texte présentant l'Aumônerie communautaire: Pour le CSJR: .  Sur le RAC:

 

 

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Dimanche 15 décembre 2013 - Bâtir des gens

 

Les enseignants devraient être nommés Personnalités de La Presse chaque semaine.  Ces gens-là aiment des enfants souvent difficiles, leur donnent des outils qu'ils ne pourraient peut-être pas obtenir autrement.  Ils bâtissent des gens. Or, le meilleur enseignant de la planète n'aura jamais le titre de prof sénior et gagnera toujours 60,000 $ par an.  Il va être prof, that's it.

 

  Alain Gravel. Ce que j'ai appris.  Chronique 'Leçon de vie', Châtelaine, vol. 55(1), janvier 2014, p. 114. 

 

 

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Vendredi 13 décembre 2013 - Tendance 2014 : la circulation sera plus dense sur le droit chemin !

 

AAux déficits budgétaires des gouvernements et aux déficits actuariels des caisses de retraite s'ajoute le déficit 'réputationnel' d'entreprises et d'organisations.  Les scandales réels et allégués ont terni l'image d'un pan de l'économie québécoise.  La réputation de bureaux d'ingénieurs qui faisaient la gloire du Québec est souillée et l'existence de certains d'entre eux est menacée.  Des syndicats sont dans la même situation.

 

Une organisation ne peut exister sans un lien de confiance absolu avec ses clients ou ses membres.  Voilà la dure leçon qu'il faut retenir, indépendamment des conclusions de la commission Charbonneau et des enquêtes policières. Il est à prévoir que la circulation sera dense sur le droit chemin.  /p>

 

 

Dix mots clés qui témoignent de l'air du temps : 1. Réputation.  Section : Tendances 2014 Économie. L'Actualité, 39(1), janvier 2014, p. 32.

 

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Mardi 10 décembre 2013 - Toujours notre double héritage

 

LLa jeune auteure [Djemila Benhabib] considère qu'il revient aux élus et non aux tribunaux, de déterminer les règles du vivre-ensemble. "En France, c'est l'Assemblée nationale qui, à la suite d'un large débat et d'une campagne d'éducation auprès de la population, a interdit le port des signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques.  Cette loi, adoptée en 2004, n'a pas provoqué les violences et les graves tensions sociales que plusieurs annonçaient." [...] Un employé de l'État a un rôle de représentation qui exige déjà une neutralité politique absolue.  La neutralité devrait aussi s'appliquer en matière de religion. [...] Dans notre société démocratique, les citoyens peuvent exprimer leurs convictions dans plusieurs autres espaces.  L'État n'a pas à endosser les choix personnels de ses employés, car il doit être au-dessus de tous pour pouvoir représenter le mieux possible l'ensemble de la collectivité."

 

* * *  

 

AAux empêcheurs de tourner en rond de tout acabit, Mme Marois et ses ministres se contentent de répliquer que leur chartre séduit beaucoup de québécois, mais encore...

[...]

Parmi la soixantaine de gouvernements avec lesquels celui du Québec cohabite sur ce continent, aucune ne privilégie la voie suggérée par le PQ et aucun ne s'en porte plus mal.  Aux dernières nouvelles, l'Ontario, où le multiculturalisme est en odeur de sainteté, n'est pas moins laïque que son voisin.

[...]

Comme l'argumentaire conservateur [de S. Harper] en matière de criminalité, de registre des armes à feu ou de recensement, celui du gouvernement péquiste privilégie la croyance populaire, voire les préjugés, par rapport aux données empiriques.

 

* * *

 

Québec : D'autres voies que le multiculturalisme sont possibles.

C'est ce qu'écrivent Guillaume Rouseau et Charles-Philippe Courtois dans une lettre d'opinion publiée dans Le Devoir du 25 janvier, en réponse à l'invitation de Gérard Bouchard de proposer des modèles alternatifs.

 

Rappelons qu'à toutes fins pratiques, l'interculturalisme n'est rien d'autre que le multiculturalisme appliqué au Québec, c'est-à-dire des accommodements religieux négociés au cas par cas et qui, en cas de litige, sont soumis à l'arbitrage de la cour suprême du Canada. Comme l'écrit avec justesse Bernard Landry (lire), la cour suprême a tendance à déraper et "leurs honneurs" ont parfois rendu des jugements qui ne les honorent pas. 

 

Le Québec, régi par le Code civil, a une culture de codification de ses normes juridiques par l'Assemblée nationale, contrairement au Canada anglais, régi par la common law, dont le droit se construit au cas par cas par les tribunaux.  En préférant l'Assemblée nationale aux tribunaux, la proposition de Rousseau et Courtois a le mérite de s'harmoniser avec la tradition juridique du Québec plutôt qu'avec celle du Canada anglais.

 

1ère citation:

  Djemila Benhabib  (article et entrevue par Claude Gauvreau). Les combats de Djemila Benhabib. Inter : magazine de l'Université du Québec à Montréal, vol. 11(02), automne 2013. p. 19. Accessible en-ligne sur le site de l'Uqam.

 

2e citation:

  Chantal Hébert. La petite noirceur. L'Actualité, vol. 38(20), 15 décembre 2013, p. 54. Accessible en-ligne sur le site de l'Actualité.

 

3e citation./p>

  En référence à un texte de Guillaume Rousseau et Charles-Philippe Courtois publié dans le Devoir du 25 janvier 2010.  Au Québec : D'autres voies que le multiculturalisme sont possibles, Poste de veille. 27 janvier 2010.

 

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Lundi 9 décembre 2013 - Le pardon le plus difficile à faire n'est pas nécessairement celui que l'on pense

 

Elle n'avait jamais pu parler à cœur ouvert à Stanley à propos de ça, mais Frank venait maintenant de s'immiscer dans sa vie professionnelle et elle accueillit avec plaisir la chance qui lui était faite d'expliquer ce qui s'était passé.  'Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi Frank me hait tant.  Je ne l'ai jamais rejeté.  Il m'a quitté - et il l'a fait à un moment où j'avais vraiment besoin d'aide et de support.  On pourrait penser qu'il m'a punit suffisamment pour quoi que ce soit que j'aurais pu faire de mal.  Mais, maintenant, cela... '

 

'Je peux comprendre cela.  Tu est un reproche vivant pour lui.  Chaque fois qu'il te voit, il se rappelle à quel point il a été faible et lâche avec toi quand tu avais besoin de lui.'

 

Toni n'avais jamais pensé à Frank de cette façon et maintenant son comportement faisait un peu plus de sens.  Attentive à ne pas montrer toute son émotion, elle dit : 'C'est une bonne perception.'

 

Il haussa les épaules : 'Nous ne pardonnons jamais à ceux à qui nous avons fait du mal.'

 

 

   Ken Follet (1978, 1998). Whiteout. G.B. : Pan Books, p 68-69. Traduction libre de M. Lévesque.  Titre du livre en français : Peur blanche.

 

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Dimanche 8 décembre 2013 (Immaculée Conception) - Jamais plus tu ne pleureras

 

Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, jamais plus tu ne pleureras.

 

Quand tu crieras, le Seigneur se penchera vers toi. Dès qu'il t'aura entendu, il te répondra.

 

Dans l'angoisse, le Seigneur te donnera du pain, et de l'eau dans la détresse. Celui qui t'instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront.

 

Quand tu devras aller ou à droite ou à gauche, tes oreilles entendront celui qui te dira : "Voici le chemin, prends-le !"

 

Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre, et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant. Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages.

 

Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé, étalé avec la fourche.

 

Sur toutes les montagnes et sur toutes les hauteurs couleront des ruisseaux. Au jour du grand massacre, quand tomberont les tours de défense, la lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus, — autant qu'en une semaine entière —, le jour où le Seigneur pansera la blessure de son peuple et guérira ses meurtrissures.

 

  Prophète Isaïe.  Is 30, 12-21.23-26. 

 

 

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Samedi 7 décembre 2013 - Bonté divine !

 

Ils étaient une poignée de passagers dans l'autobus quand un homme coiffé d'une tuque de père Noël est monté à bord.  Il a distribué à tous un billet de 100 dollars tout neuf, comme ça, sans raison, en se fichant bien de savoir s'ils avaient été sages.  Foudroyé par le geste, un gaillard - du genre qui ne pleure jamais - a ravalé un sanglot en lui souhaitant un Joyeux Noël. "Mais, eh ! Pourquoi vous faites ça ?" a demandé quelqu'un au milieu de l'euphorie alors que le bienfaiteur repartait.  "Pourquoi je ne le ferais pas ?"

 

[...]

 

Si l'humain naît bon, il naît aussi coopératif, remarque le psychologue cognitif Michael Tomasello dans son œuvre Why We Cooperate. En comparant les singes avec les enfants, il a constaté qu'aussitôt qu'on échappe, je ne sais pas, une orange, tiens, un enfant de deux ans la ramasse pour nous la rendre, alors que le primate, lui, en a la capacité mais n'en fait rien.  Preuve qu'une fois à l'âge adulte on a de qui tenir.

 

 

  Émilie Folie-Boivin. Bonté divine. L'Actualité, vol. 38(20), 15 décembre 2013, p. 53.  Sur la Société Secret Santas. avec vidéo.  Sur Michael Tomasello. Why We Cooperate (MIT Press / Neurosiences, 2009). Photo de Émilie Folie-Boivin : numérisation de celle de sa chronique dans L'Actualité.

 

 

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Vendredi 6 décembre 2013  

 

 

 

 

Ma colombe, cachée au creux des rochers,

en des retraites escarpées, montre-moi ton visage,

fais-moi entendre ta voix; car ta voix est douce

et charmant ton visage.

 

 

 

  Roi Salomon.  Cantique des Cantiques, 2, 14.  Photo : Michèle Lévesque 2013-05-14.

 

 

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Jeudi 5 décembre 2013 - Nature > culture > structure... > ... rupture ?

 

Les cerveaux des hommes et des femmes seraient branchés de façon très différente.  Une étude américaine, publiée dans les comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), lundi 2 décembre, livre de nouvelles informations sur leur fonctionnement.

[…]

"Ces cartes de la connectivité cérébrale montrent des différences frappantes et aussi complémentaires dans l'architecture du cerveau humain, qui aident à fournir une base neuronale potentielle expliquant pourquoi les hommes excellent dans certaines tâches et les femmes dans d'autres", relève la chercheuse.  Et "il est aussi frappant de constater combien les cerveaux de la femme et de l'homme sont vraiment complémentaires", souligne Ruben Gur, professeur de psychologie à la faculté de médecine de l'université de Pennsylvanie, un des principaux coauteurs de ces travaux.

 

En mai, la neurobiologiste et directrice de recherche à l'Institut Pasteur, Catherine Vidal, estimaient pourtant dans Le Monde qu'"il est impossible de deviner si un cerveau appartient à un homme ou une femme".  Et fin 2012, le neurobiologiste Jean-François Bouvet assurait dans Le Point que "les différences entre les deux restent néanmoins limitées".

 

* * *

 

Avec le progrès des sciences et des sociétés, la hiérarchie catholique a dû peu à peu abandonner les raisons traditionnelles d’écarter les femmes des ministères.  Mais sa volonté reste immuable.  Elle avance donc aujourd’hui de nouvelles justifications.  Sont-elles meilleures que les anciennes ?  Un changement de raisons avec les siècles n’est pas un signe de certitude...

[…]

Ces dispositions ont disparu avec le Code de 1982, mais l’égalité entre hommes et femmes a encore mis un certain temps à être officiellement acceptée. Ce n’est que par la Lettre apostolique de Jean-Paul 11, Mulieris dignitatem, de 1988, qu’a été reconnue entre eux une "radicale parité" (n° 16). Mieux : la Lettre estime que "la domination de la femme par l’homme constitue une perte de stabilité de l’égalité fondamentale (souligné dans le texte) que possédaient l’homme et la femme dans l’unité des deux" (n° 10).  Malheureusement, les conséquences pratiques n’en sont pas encore dégagées.  La Lettre affirme avec insistance que "cette unité ne supprime pas les différences" (n° 16).  La "nature" de la femme, telle que la conçoit encore le Vatican (vierge, épouse, mère), s’opposerait à toute modification de son statut ecclésial.

 

 

1ère citation. Francetv info. Le cerveau des hommes serait plus monotâche, celui des femmes plus multitâche [vidéo et texte], France TV Info, 2013-12-03 

  2e citation.  Suzanne Tunc, Des femmes aussi suivaient Jésus, essai d'interprétation de quelques versets des évangiles, Desclée de Brouwer, 1998, pp. 139-149, publié sur le site Women Priest.

 

 

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Mercredi 4 décembre 2013... des choses que personne n'entend

 

La solitude choisie revêt en effet un caractère d'autant plus précieux que tout, à notre époque, décourage le silence et le recueillement.  Tout est fait pour nous distraire, nous éparpiller dans un climat de fébrilité constante.  Or, c'est dans le silence de la solitude, et surtout dans la prière, qu'on peu entendre pour soi des choses que personne n'entend.

 

 

  Marie-Thérèse Nadeau (entrevue de Michel Dongois).  Le paradoxe de la solitude.  Revue Notre-Dame-du-Cap, 122e année, nov. 2013, p. 19.  Livre sur le thème. Photo : Michel Dongois (dans la revue NDduCap).

 

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Mardi 3 décembre 2013   

 

 

 

Jean Éthier-Blais.  Source de l'image

 

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Lundi 2 décembre 2013 L'éducation de la foi en péril.  Problème de femmes?  

 

L’éducation de la foi est, en effet, fondamentale pour la survie d’une communauté chrétienne.  Mais tout aussi fondamental, pour éduquer à la foi, la nécessité d’avoir des personnes dûment formées attitrées à cette fonction. Or, lors de son passage dans la paroisse de Maria pour promouvoir son projet ecclésial, l’évêque nous annonça fièrement que quelque deux mille enfants avaient entendu parler de Jésus par la bouche de parents catéchètes.  De quoi se réjouir évidemment ! Je lui ai toutefois posé la question : "Quelle formation ont les parents catéchètes pour assurer l’éducation de la foi des jeunes". Il a dû admettre que ces parents n’avaient  aucune formation particulière.  Considérant alors qu’il venait nous entretenir sur "l’urgence d’agir dès maintenant pour l’avenir de nos communautés", je lui ai donc demandé quelle formation le diocèse envisageait offrir, à l’avenir, aux parents catéchètes.  Et encore, il admit qu’il n’y avait rien de particulier de prévu à cet effet.  Bien sûr, il faut louer le dévouement et le courage des parents catéchètes, mais malheureusement, leur bonne volonté ne suffit plus.

 

Bref, la tâche de catéchiser les enfants ne requiert ni formation ni compétence particulière.  Comme si, par comparaison, il suffisait de parler français pour enseigner la langue française. […] 

 

[...]  Au cours, des années 70 à 90, il y eut un élan extraordinaire sur le plan de la formation des agents et des agentes de pastorales dans les facultés de théologie et les départements de sciences religieuses au Québec.  On a décerné non seulement des baccalauréats, mais aussi des maîtrises à ces agents.  [...]

 

On assiste maintenant au départ à la retraite des personnes formées et compétentes, sans qu’il y ait de relève adéquate.  Mais il y a aussi un autre facteur qui explique peut-être le manque de relève, en l’occurrence, le caractère majoritairement féminin de la fonction 'agente de pastorale'.  Pendant ces décennies, des femmes misérablement rémunérées ont tenu à bout de bras le fonctionnement des communautés chrétiennes ; et cela, toujours sous la tutelle de prêtres, qui ont régulièrement contrôlé et freiné leur capacité et leur volonté d’agir.  Ces femmes, parfois plus scolarisées que leurs patrons prêtres, auraient pu faire combien plus si on leur avait reconnu les mêmes pouvoirs et les mêmes droits aux initiatives créatrices ?

 

[...] L’avenir est des plus pessimistes pour l’Église de chez nous. À moins que l’on donne un coup de barre drastique dans la façon de faire l’éducation de la foi, en prenant soin d’intégrer hommes et femmes sur un pied d’égalité, notre église marche inexorablement vers son déclin.

 

 

  Odette Mainville.  N'œuvre pas qui veut dans l'Église de Carleton. L'Écho de la Baie, Opinions : Lettres de nos lecteurs, 32e année (32), 17 novembre 2013, p. 3.

 

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Dimanche 1er décembre 2013 -  Témoigner en silence

 

Le 1 décembre, c'est la fête du Bx Charles de Foucault. J'aimerais transcrire quelques bribes d'une méditation du saint homme:

 

"Tous, travaillez à la sanctification du monde, sans parole, en silence... et portez-y l'Évangile non en le prêchant de bouche, mais en le prêchant d'exemple, non en l'annonçant mais en le vivant... Toute notre existence, tout notre être doit crier l'évangile; toute notre personne, tous nos actes, toute notre vie doivent crier que nous sommes à Jésus; tout notre être doit être une prédication vivante, un parfum de Jésus, quelque chose qui crie Jésus, qui fasse voir Jésus..." (Prier 15 jours avec Charles de Foucault).

 

Je pense que c'est comme ça, aujourd'hui, qu'on doit essayer d'évangéliser.  

 

 

  René Pleau,  Citant Charles de Foucault dans Michel Lafond. Prier 15 jours avec Charles de Foucauld, Paris: Nouvelle Cité.

 

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Samedi 30 novembre 2013Mais où donc est l'esprit ?

 

Mais où donc est l'esprit ? Il consiste dans l'attitude d'un homme qui entend de folles déclamations et qui, les reconnaissant en lui-même, s'en sépare et les met devant lui au rang des choses et ainsi s'en délivre.  

 

 

Alain (Émile Chartier).  Rabelais. Dans Humanités, PUF, 1960, p. 7-8.  Pour la notion de 'chose' en philosophie:

 

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Mardi 26 novembre 2013Les émotions dans les icônes (suite)

 

[...]

Je pense pour ma part que le fait que ces Églises, catholiques et orthodoxes, soient gérées essentiellement par des hommes à qui on donne par habitude un droit de veto de par une [soi-disant] supériorité naturelle, tant au niveau des idées que des mœurs, a beaucoup à voir dans la prévalence de cette méfiance fondamentale de la sensibilité et des émotions, ancestralement associées au femmes et au féminin.  On a surtout une peur bleu de l'inconscient, le Léviathan de l'Ancien Testament, un monde attribué depuis des temps immémoriaux aux démons de l'inconscience et du chaos, ici encore associés aux femmes [et ce n'est malheureusement pas Freud qui a contribué à corriger ce tir et atténuer cette méfiance]. 

 

Je pense que les femmes sont [pour l'instant] beaucoup mieux équipées pour naviguer dans ces eaux-là et en recueillir les trésors.  Sans une place égale et équilibrée des hommes et des femmes dans les structures pensantes et décisionnelles des Églises, nous ne saurons jamais comme faire pour tenir ensemble la force structurante du Rationnel avec la sagesse, pour l'instant souvent incompréhensible et donc apeurante, de l'Émotion et du Sentiment.  Attention : Je ne dis pas que les femmes sont représentatives du second pôle et les hommes mâles de l'autre, ce qui serait enfermant pour tout le monde [et ne ferait que reproduire le problème à l'envers].  Je dis seulement que les femmes ont une manière à elles de naviguer dans les eaux et les terres de notre incarnation humaine et que sans elles toute appréhension du monde, interne et externe, et de ses représentations restera toujours incomplète et infirme. 

 

 

Michèle Lévesque.  Extrait de l'Instantané du Carnet web de Périchorèse, 25 novembre 2013.

 

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Lundi 25 novembre 2013Les émotions dans les icônes

 

... Il n'en reste pas moins que l'icône sera toujours à émotion retenue, incluant les marques visibles des sentiments, parce que son but n'est pas de toucher d'abord la sensibilité et de faire bouger les émotions, mais bien plutôt de les apaiser.  Son but est de témoigner d'une Dramatique de Salut, pour paraphraser le théologien Balthasar, en présentant des vérités de foi et en faisant mémoire de la passion de Jésus.  Sendler dira que les icônes de la Mère de Dieu sont tristes car Elle voit toujours ce qui attend son Fils, à savoir la croix et la mort.  Tout le génie de l'icône, selon moi, est de tenir ensemble, à sa manière très sobre, ces deux réalités que sont la Mort et la Résurrection, la tristesse et la joie, la conscience aigüe du drame du mal et de la souffrance en ce monde en même temps que notre espérance fondamentale que la Vie va gagner et qu'elle gagne déjà par la Résurrection.

 

[...]

 

Ce génie de l'icône de dire en même temps la réalité crue de l'inéluctabilité de la mort et de la douleur en même temps que l'assurance formelle de la vie et de la joie éternelles, c'est cela qu'il nous faut toujours dire dans nos propres icônes.  Certains de nos visages iconiques seront sérieux comme des papes (les anciens, car le nouveau sourit pour les quelques ± 270 qui l'ont précédé !), d'autres remplis de tendresse comme ces icônes si touchantes de ce Peintre français travaillant au Sinaï à l'époque des Croisades.  A nous d'y mettre ce que nous sommes, en arrimant l'audace de nos convictions au respect de l'esprit de la tradition de l'icône.

 

 

 

 

  Michèle Lévesque.  Extrait de l'Instantané du Carnet web de Périchorèse, 25 novembre 2013.

 

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Dimanche 24 novembre 2013Dieu est doux

 

Ce n'est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace, mais sa douceur

 

 

André Frossard.  Cité dans Revue Notre-Dame-du-Cap, chronique Coup d'oeil, 122e année, novembre 2013, p. 15.  Image : Christ par Rembrandt (détail), vers 1648.

 

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Jeudi 21 novembre 2013Théologie naturelle de la libération

 

 

 

Pat Martin. Liberation Theology. 2013. National Catholic Reporter, (Francis the Comic Strip), 12 sept. 2013. Image même    

 

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Mercredi 20 novembre 2013Des fondamentalismes subtils

 

Le dialogue interreligieux entre fondamentalistes pour garder le contrôle sur la santé reproductive des femmes est un phénomène connu […]

 

Le dialogue interreligieux entre femmes, au service de l’avancée des conditions de vie des femmes, nous est moins familier.  Il met en œuvre un désir de mettre la justice sociale au cœur de la rencontre [...].  En ces temps où la coexistence des droits des femmes et des religions est perçue principalement comme un problème issu des groupes religieux minoritaires, et associé à l’islam, la recherche de justice nous appelle à reconnaître que notre appréhension de l’autre est marquée par l’impérialisme qui fait partie de notre culture.  Cet impérialisme, qu’il soit présent de manière manifeste ou latente, nous marque toutes et tous.

[…]

[Dans le débat sur la Chartre québécoise de la laïcité et des valeurs], certaines de nos concitoyennes de foi musulmane ne peuvent plus être elles-mêmes, elles sont définies d’avance à partir de ce que nous supposons savoir d’elles et de leurs pratiques religieuses.  Leurs voix deviennent inaudibles.  Elles auront beau dire, beau faire, elles ne seront comprises finalement qu’à partir de ce que nous croyons savoir d’elles. Ironiquement, cela se ramènera souvent à donner force aux interprétations patriarcales données par certains hommes de leur culture.  Ainsi, ces concitoyennes ne sont plus des sujets, mais des objets de notre bienveillance que nous devons sauver, ce qui contribue à les rendre inaudibles.

 

Johanne Philipps. "Inventer un autre monde'. Sentier de foi, vol. 9 (123), nov. 2013.   

 

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Mardi 19 novembre 2013 - Syrie : Du pain pour la vie

 

Les réfugiés syriens qui subissent la menace constante de la guerre sont aussi affectés par le manque de nourriture.  Pendant que les dirigeants occidentaux se demandent comment légitimer une attaque militaire en Syrie, un projet de boulangerie prend forme dans les quartiers d'Alep où s'entassent de nombreux réfugiés de l'intérieur.  Selon l'organisme régional Meneapolis, partenaire de Développement et Paix, la nourriture assure la subsistance, mais peut aussi rassembler la collectivité.  Ce projet de développement vise donc à redonner à cette communauté le sentiment qu'elle travaille à se préparer un avenir de paix et de retour à la normale.  La boulangerie produira du pain pur cinq villages et emploiera les familles les plus touchées par la crise.  On pourra y mettre au four 20 tonnes de farine par jour - de quoi nourrir 50,000 personnes.

 

"Du pain pour la vie." Revue Notre-Dame-du-Cap, 122e année, nov. 2013, Chronique "En bref", p. 7.   

 

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Lundi 18 novembre 2013 - Syrie : La guerre du pain

 

En Syrie — où le pain constitue l’aliment de base —, le régime de Damas attaque les boulangeries industrielles aux heures d’affluence, faisant ainsi de nombreuses victimes, en plus de priver la population d’une denrée vitale. En outre, il détourne quelquefois les convois de farine de l’aide humanitaire à son profit. Devant cette situation, des Syriens s’organisent… et trouvent des moyens d’obtenir leur pain quotidien.

 

"La guerre du pain". L'Actualité (section Multimedia).  Avec photos.    

 

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Mercredi 31 octobre 2013 - Femmes omises et génie féminin

 

Extrait du Billet du Carnet web du 31 octobre 2013.

 

 

L'autre prochain pas - et il est vraiment urgent de le franchir - consistera à s'approcher du mot tabou 'pouvoir' autrement que pour le brandir pour stopper à la source les discussions sur cette problématique [de la place des femmes dans l'Église].  Il est bien certain que le pouvoir ne saurait être l'objectif premier de quelque personne, ministère ou fonction que ce soit dans l'Église.   Mais il faut situer ce supposément appétit de pouvoir inconsidéré des femmes qui osent en parler et le revendiquer à la lumière de la phrase de Jésus disant qu'il est venu pour servir et non pour être servi (Mt 20, 28).  Il me semble bien clair qu'on peut rechercher et exercer le pouvoir sans nécessairement désirer s'en servir pour être servi par lui, c'est-à-dire le pervertir en détournant vers soi ou son groupe d'intérêt les privilèges et avantages qui y sont habituellement associés pour s'enrichir et faire enfler notre égo.  Le pouvoir est une charge, mais ce n'est qu'en étant parti prenante de son institutionnalisation en visibilité qu'une personne ou un groupe peut vraiment changer les choses pour améliorer la santé et la sainteté de ce monde.  Je prends ici pour acquis un des fondements spirituels et temporels de l'Église, lequel peut se résumer par le psaume 127: "Si le Seigneur ne bâtit la maison, vaine est la tâche des maçons". La prière restera toujours le moteur de toute action ecclésiale enracinée dans l'Évangile, voire son ultime et plus important moyen.  Mais une conception de la prière coupée ne serait-ce que d'un de ses bras, cœurs et cerveaux la réduit à sa stricte dimension spirituelle, et ultimement à une pure gnose, une réduction de sens qui va directement à l'encontre de l'Incarnation.

 

 

    Extrait d'un commentaire de Michèle Lévesque à partir du texte de Spadaro, A.  Interview du pape François, 19, 23 et 29 août 2013.  Revues culturelles jésuites, 19 sept. 2013 (corrigé 24 sept. 2013), 30 p.   et Spadaro, A. A Big Heart Open to God. America : The National Catholic Review, 30 septembre 2013.  L'entrevue originale a été publiée en italien dans La Civilta Cattolica (Année 164),19 sept. 2013, 449-477.   

 

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Pensée pour la semaine débutant le dimanche 11 août 2013

 

 

"...et leur réponse, c'était leur beauté."

  

 

Qu'est-ce que j'aime, en t'aimant, mon Dieu ?

 

Ce n'est pas la beauté des corps, ni leur éclat qui passe,

ni la clarté du jour qu'aiment nos pauvres yeux,

ni les douces mélodies des cantilènes variées,

ni l'odeur suave des fleurs, des parfums

et des aromates, ni la manne, ni le miel,

ni les membres, délices des enlacements de la chair.

Non ce n'est pas cela que j'aime, quand j'aime mon Dieu.

 

Pourtant...

 

J'aime une clarté,

une voix,

un parfum,

une nourriture,

un enlacement,

quand j'aime mon Dieu :

c'est la clarté, la voix, le parfum,

l'enlacement de l'homme intérieur que je porte en moi,

là où brille pour mon âme une clarté

que ne borne aucun espace,

où chantent des mélodies que le temps n'emporte point,

où embaument des parfums que ne dissipent pas le vent,

où la table a des saveurs que n'émousse pas la voracité,

et l'amour, des enlacements que ne dénoue aucune satiété;

voilà ce que j'aime en aimant Dieu.

 

Je t'aime, Seigneur,

je le sens d'une façon non douteuse, mais certaine ;

tu as percé mon cœur de ta parole,

et je t'ai aimé,

et de toute part, le ciel, la terre et tout

ce qu'ils contiennent me disent de t'aimer.

 

Mais qu'est-ce donc que j'aime en t'aimant ?

 

J'ai interrogé la terre et elle m'a répondu :

"Ce n'est pas moi ton Dieu."

Tout ce qui était à sa surface m'a fait la même réponse.

J'ai interrogé la mer et ses abimes et les êtres animés qui y évoluent,

et ils m'ont répondu :

"Nous ne sommes pas ton Dieu : cherche plus haut que nous." 

J'ai interrogé les souffles aériens,

et le royaume de l'air avec ses habitants m'a répondu :

"Je ne suis pas ton Dieu."

J'ai interrogé le ciel, le soleil, la lune, les étoiles et ils m'ont affirmé :

"Nous ne sommes pas non plus le Dieu que tu cherches."

 

Alors, j'ai dit à tous les êtres qui assaillent les portes de mes sens :

"Parlez-moi de mon Dieu puisque vous ne l'êtes point ;

dites-moi quelque chose de Dieu." 

Et ils m'ont crié de leurs voix puissantes :

"C'est lui qui nous a faits."

 

C'était par ma contemplation que je les interrogeais,

et leur réponse, c'était leur beauté." 

 

 

  Saint Augustin d'Hippone. Les Confessions, Livre dixième, chap. VI.  Cité par Jean-Guy Saint-Arnaud (2012). A fleur de Dieu : les sens et l'expérience spirituelle. Paris / Mtl : Mediaspaul, 2012, p. 21-22.  Photo : Coucher de soleil à Baie-des-Sables, Gaspésie - par Michèle Lévesque, 8 août 2013.

 

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Mardi 14 mai 2012 et pour une partie de l'été : relâche

 

 

 

 

 

Photo : Michèle Lévesque, 2013-05-04, Baie-des-Sables QC

 

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Lundi 13 mai 2013

 

Cher 'John',

 

Je comprends que vous êtes en voie de devenir orthodoxe. […].  On m'a pas dit pourquoi … mais j’espère que ce n’est pas pour de mauvaises raisons.   Car vous trouverez autant de mauvais et de mal, sinon plus, dans l’Orthodoxie que dans les Églises anglicanes ou romaines.  Donc, en premier lieu, vous devez vous demander : Êtes-vous prêt à affronter les mensonges, l'hypocrisie, le mal et tout le reste, tout autant en Orthodoxie que dans d’autres religions ou confessions?  Vous attendez-vous à une sorte de paradis terrestre abondamment pourvu en encens et en belle musique?  Vous attendez-vous à aller tout droit vers le ciel si vous traversez [l’église] lentement, pompeusement et dans la forme correcte…?  Avez-vous un livre de cuisine avec toutes les recettes russes authentiques pour les fêtes de Pâques?  Êtes-vous un expert qui sache embrasser trois fois à chaque occasion possible ou inadéquate?  Pouvez-vous vous prosterner élégamment sans laisser tomber une variété d'articles de votre poche? 

 

OU… Avez-vous lu les Évangiles?  Vous êtes-vous confronté au Christ crucifié?  En esprit, avez-vous assisté à la dernière Cène pour saisir le sens de la sainte communion?  ET … Êtes-vous prêt, en toute humilité, à comprendre que vous, en cette vie, ne saurez jamais au-delà de foi?  Et que la foi signifie accepter la vérité sans preuve?   Foi et connaissance sont l'ultime contradiction – et, ultimement, dans l’autre vie, elles s’absorberont mutuellement l’une dans l’autre.  La vie orthodoxe repose sur le paradoxe et ce paradoxe, nous l’apportons avec nous dans notre prière, dans adoration, publique ou privée.  Nous savons parce que nous croyons et nous croyons parce que nous savons.   

 

Avant tout, êtes-vous prêt à accepter toutes les choses à partir de Dieu? … La Crucifixion?  Êtes-vous prêt, quoi qu'il arrive, à croire que quelque part, en quelque sorte, la Croix fait sens?  Cela ne signifie pas une résignation passive, mais plutôt une vigilance constante, une écoute pour ce qui est demandé - et, surtout, aimer.  Pauvre, vieux, malades, jusqu'à notre dernier souffle, nous pouvons aimer.  Non pas aimer de ce non-sens sentimental si souvent confondu avec l'amour, mais de cet amour qui suppose celui du sacrifice, c’est-à-dire la crucifixion intérieure de la cupidité, de l’envie et de l’orgueil.  Ne confondez jamais l'amour avec la sentimentalité, ni le culte avec l’affectation.    

 

 

  Mère Thekla (2009), Lettre à un jeune converti.  Publié sur le site pravnir.com Source originale sur nottinghamorthodox.org.uk  Traduction libre de Michèle Lévesque. - - Mère Thelka fut la co-fondatrice et l'abbesse du Monastère orthodoxe de l'Assomption, Normanby (North Yorkhire), Angleterre.  Elle est décédée le 7 août 2011 à l'âge de 93 ans.  Elle avait donc 91 ans quand elle rédigea cette lettre. 

 

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Dimanche 12 mai 2013

 

Je me souviens trop bien de ma première Fête des mères, en 1993, passée sous silence car j’avais perdu mes deux premiers bébés 4 mois et 6 mois plus tôt… cette fête des mères où j’ai été mis en contact, un peu forcée sous la pression, avec un beau petit bébé de 1 mois de vie me confrontant violemment à ce que je n’avais pas… on m’a boudé et vertement critiquée car j’avais juste le goût de repartir chez moi, mais j’ai plutôt décidé d’aller prendre une marche le temps de me ressaisir, pour 'épargner' les 'vraies mamans' de ma peine et ne pas trop gâcher leur journée.  On m’en a voulu de ne pas avoir été hyper de bonne humeur et festive cette journée-là.  Je ne trouve pas les mots pour décrire toute la solitude et l’incompréhension qui m’ont envahies en cette supposée "belle journée" …Cette journée où on ne m’a pas autorisée à porter mes enfants dans mon cœur de maman blessé….

 

 

  Manon Cyr (2013), infirmière clinicienne spécialisée en deuil périnatal.  Extrait de sa publication dans sa page Facebook personnelle, 2013-05-11.  Cité ici avec la permission de l'auteure.  Le texte complet, en dialogue avec moi (Michèle) a fait l'objet d'un Instantané dans le Carnet web.   Suggestion :

 

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Samedi 11 mai 2013

 

Cette petite voix cristalline me captivait.  Son rire si pur, comme le rire d’un petit enfant, ses remarques si drôles parfois, tout cela me faisait beaucoup plus de bien que de la voir en extase.  Elle exhalait sa sainteté et c’est cela qui affermissait ma foi plutôt que tous ses dons mystiques.

 

Ces trois choses - humilité, vérité, tendresse - étaient tellement ‘elle’ qu’elles lui donnaient la limpidité d’eau claire et fraiche.  On avait l’impression que son âme était une cascade qui tombait du cœur de Dieu et qui courait après les hommes pour leur donner cet amour de Dieu qu’elle semblait avoir volé et dont elle paraissait en avoir bien trop pour elle seule.

 

 

Témoignage sur mère Yvonne-Aimée (Beauvais) de Malestroit (1901-1951) par mère Mère Mary-Michael, religieuse chanoinesse augustinienne d’Angleterre, grande amie d'Yvonne-Aimée.  La citation est extraite du film Yvonne-Aimée de Malestroit (1/4), Une des plus grandes mystiques stigmatisées françaises.  Publié sur YouTube par unfeusurla terre.org le 24 avril 2012 (extrait à la plage 22:29-23:16).  Nota : les deux photos sont de mère Yvonne-Aimée, la seconde au moment où elle souffrait d'une maladie inflammatoire. - - Suite des films de la série : 2/4 3/4 et 4/4   Autres liens :

 

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Vendredi 10 mai 2013

 

 

De la nuit soudain

Mes yeux sur Toi à jamais

Solitude éteinte

 

 

Photo : Michèle Lévesque, Baie-des-Sables QC 20130504

 

 

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Jeudi 9 mai 2013

 

J’ai toujours pensé que le pire truc qui pourrait nous arriver dans une vie c’est de finir sa vie tout seul… mais c’est faux.  Le pire truc qui pourrait nous arriver c’est finir notre vie entouré de personnes qui nous font sentir seul…

 

 

  Robin Williams - Citation publiée sur la page facebook de Theracoach-forum.com

 

 

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Mercredi 8 mai 2013

 

Ne méprise pas les petites choses.  Une chandelle peut n’importe quand ce dont le soleil n’a jamais été capable : éclairer dans les ténèbres.

 

  Octavian Paler - Citation publiée en roumain puis traduite sur Facebook par Horia Roscanu 2013-05-07. Avec la permission du traducteur.

 

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Mardi 7 mai 2013

 

Les téléphones, tablettes et autres objets dits 'intelligents' ont la cote ces temps-ci.  Ce mot est un emprunt au latin classique 'intelligentia' pour désigner la faculté de comprendre.  Il est formé de 'legere' qui nous a aussi donné 'lire' et 'élire'.  L'intelligence est donc depuis toujours liée à la pensée, au jugement, à l'imagination, à l'âme, donc.  Faculté qui différencie l'objet de l'homme.  "Je pense, donc je suis", disait Descartes, qui serait surpris d'apprendre qu'au XXIe siècle, dans les classes, ce sont les tableaux qui sont intelligents et non plus les élèves.  Heureusement, les enfant savent bien que ces tableaux lumineux sont choses mortes sans présence humaine.  Mais, chut ! N'allez pas décevoir ces adultes qui croient que leur téléphone a une âme.

 

  Magali Favre (2013). "Le mot 'intelligent'." L'Actualité, vol. 38(8), 15 mai 2013 (chronique Les actualités), p. 13.

 

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Lundi 6 mai 2013

 

 

 

Ma colombe, cachée au creux des rochers,

en des retraites escarpées, montre-moi ton visage,

fais-moi entendre ta voix;

car ta voix est douce et charmant ton visage.

 

 

Cantique des Cantiques 2, 14.

Photo : M. Lévesque, Baie-des-Sables, Qc 2013-05-04

 

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Dimanche 5 mai 2013

 

En ce temps-ci, on fête le nouvel an bouddhiste.  Une des valeurs des bouddhistes consiste dans le respect de tout être sensible, ce qui se traduit par une réelle affection pour tous les êtres.  Le commandement chrétien "tu ne tueras pas !" s'harmonise très bien avec la philosophie bouddhiste.  On peut dire que Mère Léonie, la fondatrice des petites sœurs de la Sainte Famille, dont c'est la fête aujourd'hui [hier, 4 mai], partageait bien ces valeurs.  On se rappelle qu'un jour d'été de grande canicule, elle avait essuyé la sueur d'un cheval avec des draps propres.  Elle avait insisté pour que les draps soient très propres, car disait-elle, les chevaux aiment le propre eux-aussi.  Une autre fois, elle répandit un peu de miel pour nourrir les mouches: ça, vraiment c'est très bouddhiste !  Bien sympathique, cette mère Léonie.

 

 

    René Pleau.  Publié sur la page Facebook de René, 4 mai 2013 en la fête de la Bse Léonie Paradis.  Retranscrit ici avec la permission de l'auteur, 2013-05-04.

 

 

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Samedi 4 mai 2013

 

Dans le monde arabe, notre problème c'est que nous avons trop de potences faites d’idéologies et d’accusations de trahisons sociales auxquelles nous pendons tous les jours tantôt un intellectuel, tantôt un penseur, tantôt un poète.   Je suis désolé de devoir le dire, mais nous sommes contre la créativité et la civilisation.  […]  Nous avons besoin de réformer et et de reformer [notre] pensée religieuse […]  Si seulement nous pouvions obtenir quelques gènes de Gandhi pour les insérer dans le cerveau de notre jeunesse !  

 

Les nations qui lisent le plus sont les nations qui sont le plus respectées. [...]

 

Dans ma maison, j’ai suspendu une image de Jésus parce que chaque fois que je la regarde, elle ouvre devant moi des mondes de paix et d’amour.  C’est Jésus qui a dit : "Aimez vos ennemis et bénissez ceux qui vous maudissent."  Nous avons besoin de ce beau langage dans notre société.  [...] Comme ce serait merveilleux si tous ces peuples [chrétiens, Shiites, Sunnites, etc.] se retrouvaient rassemblés par l'amour autour de la table de l'humanité !

 

 […]  Le problème de la jeunesse arabe, c’est qu’ils ne lisent pas.

 

 

   Dhiyaa Al Musawi.  Entrevue sur Abu Dhabi TV le 29 décembre 2006.  Vidéo mise en ligne par Samistone-2 le 17 décembre 2008 sous le titre Un musulman éclairé, c'est si rare !   Entrevue en arabe avec sous-titre anglais, traduction MEMRITV - The Middle East Media Research Institute.  La Pensée du jour ci-dessus est une traduction libre des sous-titres anglais par Michèle Lévesque, 3 mai 2013.  La vidéo est également disponible sur le site de Memritv (no 1363).

 

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Vendredi 3 mai 2013

 

Depuis que Paul VI a pris des positions 'surprenantes' concernant la régulation des naissances, un très grand nombre de catholiques mariés ne se sont pas sentis compris, ont perdu confiance dans les enseignements de l’Église, et n’ont tout simplement pas suivi.  En réaction à divers abus - entre autres d’une autorité trop dominante -, le déclin de la baisse de la pratique religieuse n’a cessé de grandir.  On ne peut accepter cette situation, mais des changements ne se feront pas à moins que des théologiens, des pasteurs et des fidèles laïcs fassent part de leur vécu et réagissent, 'provoquent' une réflexion.  Une grosse institution comme l’Église catholique ne peut sortir de son immobilisme qu’à cette condition.  N'empêchons pas ceux qui y travaillent pour le faire.

 

 

  Lucie Millette-Séguin (2013). Échange Facebook sur la page de Lucie en lien aux catéchèses dynamiques du père Gérard Marier, 1er février 2013. Publié avec la permission de l'auteure 2013-05-01.

 

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Jeudi 2 mai 2013

 

[L]e noyau [de l'atome] est un amas de matières turbulentes et insaisissables, qui prend tantôt les atours d'une goutte liquide, tantôt ceux d'un réseau rigide et géométrique, d'une bulle d'écume ou d'une sphère couronné d'un halo...

 

Le sujet est tout sauf anodin : les noyaux des atomes, avec leur concentré de protons et de neutrons, ont beau être minuscules - si l'atome et son cortège d'électrons avaient la taille d'une cathédrale, son noyau ne serait pas plus grand qu'une mouche -, ils concentrent 99.9 % de la masse de l'univers.

 

 

  Mathilde Fontez (2013). "Le noyau de l'atome n'est plus ce qu'il était." Science et vie, no 1165, février 2013.  Image de la première page de l'article : page FB de Sciences et vie.

 

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Mercredi 1er mai 2013

 

 

 

prière des Complies

A l'ombre de ses ailes n'aie

plus peur de la nuit

 

 

 

 

Photo : Michèle Lévesque, Baie-des-Sables Qc 2013-04-28

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Mardi 30 avril 2013

 

 

 

   sur une pierre ton nom

par la vague emportée loin

caresse sur ta joue

 

 

 

 

Photo : Michèle Lévesque, Baie-des-Sables Qc 2013-04-30

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Lundi 29 avril 2013

 

La foi n’est pas une aliénation ni une escroquerie, mais elle est un chemin concret de beauté et de vérité, tracé par Jésus, pour préparer nos yeux à fixer sans lunettes "le visage merveilleux de Dieu" dans l’endroit définitif qu’il a préparé pour chacun.  C’est une invitation à ne pas se laisser saisir par la peur et à vivre la vie comme une préparation à mieux voir, à mieux écouter et à aimer davantage.

 

 

  Auteur(e) non précisé(e) citant le pape François (2013). "La foi n’est pas une escroquerie." (cf. homélie du pape François lors de la messe célébrée vendredi 26 avril 2013 dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae). L’Osservatore Romano, 27 avril 2013.

 

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Dimanche 28 avril 2013

 

La guerre est du meurtre organisé, et rien d’autre.

 

 

  Harry Patch, dernier vétéran de la Première Guerre mondiale (1914-1918), décédé le 25 juillet 2009. (citation 2007). Source de la citation : sur FB.

 

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Jeudi 25 et vendredi 26 avril 2013

 

Repos et Silence (relâche)

 

 

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Jeudi 25 avril 2013

 

Le printemps c'est quand la neige fond et qu'elle se met à repousser en gazon.

 

 

  Via page Facebook Amourdetout. avec la légende "Parole d'enfant" et l'image ci-contre.

 

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Mercredi 24 avril 2013

 

Le monde des pauvres, aux caractéristiques sociales et politiques bien concrètes, nous enseigne où l'Église doit s'incarner pour éviter l'universalité fausse qui se termine toujours par l'entente avec les puissants.  Le monde des pauvres nous enseigne ce que doit être l'amour chrétien qui recherche, bien sûr, la paix mais qui démasque le faux pacifisme, la résignation et l'inaction ; qui évidemment doit être gratuit, mais qui doit rechercher l'efficacité historique. Le monde des pauvres nous enseigne que la sublimité de l'amour chrétien doit passer par la nécessité impérieuse de la justice pour les masses et ne doit pas fuir la lutte honnête.  Le monde des pauvres nous enseigne que la libération arrivera non seulement lorsque les pauvres seront destinataires des bienfaits du gouvernement ou de l'Église elle-même, mais lorsqu'ils seront eux-mêmes les acteurs et les protagonistes de leurs luttes et de leur libération, et qu'ils démasqueront ainsi la racine ultime des faux paternalismes, y compris dans l'Église.

 

 

  Oscar Roméro, archevêque de san Salvador assassiné pour ses idées le 24 mars 1980 et dont la cause en béatification vient d'être relancée par le pape François.  Extrait de son discours prononcé lors de la réception d'un doctorat Honoris Causa, le 2 février 1980 à l'Université de Louvain.  Publié sous le titre global "Théologie politique, engagée en faveur des pauvres." Dans Perspective Monde de l'Université de Sherbrooke.

 

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Mardi 23 avril 2013

 

Il y a plus de bon monde que de mauvais.  Comme proprio, je ne vérifie jamais si un locataire éventuel est solvable.  Je me fie à mon intuition plus qu'aux enquêtes... Et je ne me suis fait avoir qu'une seule fois en 15 ans.  D'instinct, les gens font tout leur possible pour être heureux, s'en sortir, avoir des amis, élever leurs enfants du mieux qu'ils peuvent.  Avec les années, j'ai eu la preuve qu'on est presque toujours gagnant.  Alors moi, je fais confiance.  Ça ne fait pas de moi un innocent...

 

  Ricardo Larrivée (2013). "Ce que j'ai appris." Châtelaine, vol. 54(5), mai 2013, chronique Leçon de vie, p. 190.  

 

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Lundi 22 avril 2013

 

[L]es gens ne veulent pas d’une poursuite aveugle de la croissance du PIB, mais une amélioration de leur qualité de vie, un partage de la richesse et un modèle de développement qui est durable. Je crois que c’est un facteur d’espoir.

 

 

  Joseph Eugene Stiglitz (2013).  Cité par Éric Desrosiers ((2013). "Le Devoir rencontre Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie : l’austérité, quelle idée toxique !"  Le Devoir.com, 13 avril 2013. Sur le site ledevoir.com.

 

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Dimanche 21 avril 2013

 

Mon projet était de me retirer - je ne savais pas combien de temps, peut-être trois mois, peut–être six mois, peut-être une année,  je ne savais pas où j’allais – de me retirer pour… je n’aimerais pas dire 'pour trouver Dieu', je crois qu’on ne le trouve jamais, on ne peut pas dire qu’on a trouvé l’océan, on a trouvé une rive au bord de l’océan, mais pour me laisser trouver par Dieu, pour vivre plus intensément la vie intérieure.  Je la vivais déjà avant, évidemment, mais je dis bien : plus intensément, plus exclusivement.

 

 

  Frère Paul de la Croix, capucin et ermite dans les montagnes suisses (2012). Seul avec le Seul, publié sur YouTube par spiritmusik le 18 septembre 2012.   La photo de frère Paul extraite du film est à la plage 19:41.

 

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Samedi 20 avril 2013

 

Elle avait huit ans.  Elle accompagnait son père dans l'épicerie où je travaillais pendant un été.  Lui était un Arabe au regard doux et timide, vieilli prématurément par le travail en usine.  Sa petite fille lui servait de traductrice, adoucissant ses déplacements dans un monde dont il ne connaissait pas la langue.  Il y avait sur le visage de l'enfant tant d'intelligence et de bonté que son sourire, quand je lui ai rendu la monnaie, est aussitôt rentré en moi, s'ajoutant aux lumières qui, avec le temps, se déposent dans mon cœur comme une poussière d'or et m'aident à vivre sans craindre les obscurcissements parfois inévitables de la vie.

 

 

  Christian Bobin (2001). Ressusciter. Paris : Gallimard / NRF, p. 108-109. 

 

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Vendredi 19 avril 2013

 

Plus un arbre enfonce ses racines profondément dans le sol, plus il a de chances de grandir et de porter du fruit.

 

 

  Marie-Anne (Esther) Blondin. "Marie-Anne Blondin (1809-1890)." Dans Calendrier des célébrations, Office des célébrations du souverain pontife, Service de nouvelles du Vatican, sur le site vatican.ca. Esther Blondin, en religion soeur Marie-Anne, a fondé la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne et initié les écoles mixtes au Québec afin de briser le cercle vicieux de l'analphabétisation des campagnes francophones catholiques dont les filles étaient les plus grandes victimes.  La cause : "un règlement d'Église, qui interdit aux femmes d'enseigner aux garçons, et aux hommes d'enseigner aux filles" âgé(e)s de plus de dix ans.  Jugée subversive, Marie-Anne est mise à l'écart et persécutée par les autorités religieuses et par sa communauté.  Elle termine sa vie écartée de tout pouvoir.  Mais, et "c'était là le paradoxe d'une influence qu'on a voulu neutraliser : dans les caves obscures de la repasserie de la Maison mère, de nombreuses générations de novices recevront de la Fondatrice l'exemple d'une vie d'obéissance, d'humilité et de charité héroïques." (Idem)  Suggestion

 

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Jeudi 18 avril 2013

 

- On a marché à peu près… Ça peut aller jusqu’à douze, treize kilomètres... C’est là que la pression a monté, et on commencé à dire : "Ça va pas marcher."

- Parce qu’ils étaient trop fatigués ?

- Parce qu’ils étaient trop fatigués… Peur… On a tout fait pour le plan, mais on n’a pas pensé à leur état physique, à leur âge… Il y a quelqu’un qui était malade, il était asthmatique…

- C’était qui ? C’est le frère Luc ?

- Le frère Luc.  Ouais.  A chaque fois il demande à pisser. Il y avait le…mmm… qui l’encourageait…  Celui qui portait des lunettes, là…

- Christian ?

- Christian ! Voilà ! C’est lui qui était le plus courageux, hein… Quand je parle de la mort… Si vous ne marchez pas on va vous tuer…  Il disait : moi je suis content à de mourir, c’est pas la fin… L’essentiel, moi : j’peux pas laisser mes frères.  Il a pleuré ce mec là !

- Christian !?

- Oui Oui - A cause de cette personne, là.

- A cause de Luc ?

- A cause de Luc.  Vraiment il avait un cœur pour celui-là… Pour cet homme là. Je ne sais pas pourquoi.

- Il aimait bien Luc ?

- J’sais pas… Oui…

- Il pleurait parce qu’il voyait que Luc n’arrivait pas à respirer ?

- Ouais…  C’est-à-dire : " Pourquoi vous faites comme ça, c’est pas gentil.  .. Tout ce qu’il a fait pour vous… L’âge de votre grand père…"  

- Ben, Il avait raison !?

- Ben oui ! Bien sûr qu’il avait raison !!

- C’était horrible de forcer Luc à marcher comme ça ?!

- C’était normal (?), c’est pas logique.

- Vous étiez des salauds alors ?

- Plus que des salauds.

 

 

   Rachid (pseudonyme pour le Quatrième-Témoin, anonyme) interviewé par Jean-Baptiste Rivoire. Dans Le crime de Tibhirine (le film). Documentaire d'investigation de Jean-Baptiste Rivoire. Présenté sur Canal plus, le 19 septembre 2011.  Le film est disponible sur YouTube en quatre sections : 1 de 4 ; 2 de 4 ; 3 de 4 ; 4 de 4 .  Les propos rapportés ci-dessus sont une transcription par M. Lévesque de la plage 01:41-03:08 du film 3 de 4.  Notes. 'Rachid' faisait partie du groupe qui a enlevé les sept moines de Tibhrine dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 pour les assassiner.  J.-B. Rivoire a également écrit un livre sous ce titre dont on peut lire l'intro sur le site algeria.watch.org Le périple des sept moines de Tibhrine a été porté à l'écran en 2010 par Xavier Beauvois avec le film Des hommes et des dieux.  

 

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Mercredi 17 avril 2013

 

Dieu manifeste son amour par la beauté.  Je suis un artiste et je passe de l'amour de la beauté à la beauté de l'amour parce que cette beauté me parle de Dieu.  Il y a une invitation à travers la beauté à devenir des hommes et des femmes qui aiment Dieu et qui répondent à l'amour de Dieu en s'aimant les uns les autres.

 

  Frère Didier, cistercien de l'Abbaye de Tamié, France (2013).  Propos publié dans Jérôme Martineau. "Fleurir la liturgie." Revue Notre-Dame-du-Cap, vol. 122, avril 2013, p. 9.&n 

 

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Mardi 16 avril 2013

 

AD. Quel serait votre plus grand rêve ?

DF. Rendue à mon âge, je dirais celui de mourir en santé.

 

AD. La mort, justement, cogne à votre porte : qu'apportez-vous dans l'autre monde ?

DF. SI elle cogne, c'est sûr que je ne lui ouvre pas !  Sinon, j'emporte le regard de mon amoureux sur moi.  Pour être sûre d'être aimée durant l'infini, ce qui peut être long.  Ce qui nous inquiète tous, au fond, c'est d'être seul.  Seul dans le néant, ça doit faire tout un buzz.

 

  Diane Dufresne interviewée par André Ducharme (2013). "L'autre Diane Dufresne." Chronique AC- Têtes à têtes, L'Actualité, vol. 38(7), 1er mai 2013, p. 73.   

 

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Lundi 15 avril 2013

 

Le gens se replient parce qu'ils ont peur. L'idée de perdre quelque chose fait peur.  Il est maintenant clair que l'Église n'est plus la maîtresse du monde comme elle l'a été.  Est-ce que cela est dramatique ?  Il s'agit d'une réalité humaine différente.  Je pense que nous devons vivre cette perte comme un appel.  Il va falloir trouver d'autres moyens pour partager notre espérance.  Nous entendons souvent dire que la sécularisation est un drame.  Il faut accepter le fait que Dieu ne soit plus le centre de la vie des hommes.  Deux réactions sont possibles.  Je peux céder à la peur et m'enfermer.  C'est le repli identitaire.  L'autre action consiste à partager avec l'autre ce en quoi je crois et ce qui me fait vivre.  C'est dans cette démarche que je me suis engagé.  J'ai envie de partager le souffle qui m'habite.  Ce souffle m'a été confié et il m'habite depuis 66 ans.  Cela me rend heureux et je vis une paix intérieure qui me rend plus sensible aux malheurs des autres.

 

 

  Guy Aurenche (2013). "Le beau risque de l'engagement." Revue Notre-Dame-du Cap, 122e année, avril 2013, p. 19-20.  Guy Aurenche est président du Comité catholique contre la faim et pour le développement en France.  Il a été auparavant le président de l'ACAT, l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture. 

 

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Dimanche 14 avril 2013

 

Ambika descend de son 4×4 dernier cri, elle remonte ses lunettes de soleil et attrape son petit garçon joufflu de 4 ans, assis derrière avec sa grand-mère. Elle l’embrasse tendrement et l’assoit sur ses genoux pour déguster un fresh lime soda (boisson citronnée) à la terrasse du Taj Hotel à New Delhi.  Avoir une fille ? "Jamais!', certifie-t-elle tout en caressant les cheveux de son bébé. Pourquoi ? "Mais ce serait la plonger dans un enfer dans lequel elle aurait du mal à survivre !", s’exclame-t-elle.

[...]

L’Inde est le pays qui vénère le plus de déesses au monde.  La femme est pourtant très loin d’y être idolâtrée.  Les Nations unies estiment à environ 500,000 chaque année le nombre d’interruptions de grossesse destinées à éviter la naissance d’une fille.  Les avortements sont pratiqués en cachette et dans des conditions d’hygiène douteuses par des médecins peu scrupuleux. Et les infanticides sont dramatiquement fréquents.

[...]

Ces comportements, la peur d’avoir une fille et les inquiétudes liées au sort des femmes, poussent de nombreuses familles à marier leur fille à un très jeune âge.  Ce phénomène a des conséquences lourdes sur la structure de la population, le mariage, le marché du travail – et bien sûr le développement des personnalités.

 

 

 Christine Nayagam (2013) "L'inde malade de son sexisme envers les femmes." Le Figaro.fr, 2013-04-10.   Article disponible sur le site de actuinde.wordpress.com. 

 

 

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Samedi 13 avril 2013

 

Lorsque tu veux te recueillir en solitude pour la prière, laisse de côté tous ce que tu faisais ou que tu avais l’intention de faire.  Ne cherche pas à prier avec des mots, à moins de t’y sentir porté ; ou si tu pries avec des mots, ne leur prête pas d’attention, ni s’ils sont peu nombreux ou beaucoup, ni leur sens[…]

 

Veille seulement à ce qu’il n’y ait rien qui occupe ton esprit sauf une seule intention, un simple regard fixé sur Dieu, sans que vienne s’y mêler aucune pensée particulière sur lui, ce qu’il est en lui-même, ou ses œuvres.  Retiens seulement la conscience nue qu’il est ce qu’il est. Oui, qu’il soit tel qu’il est : ne le conçois pas autrement, je t’en prie.  Ne cherche rien de plus à son sujet, mais fixe-toi en cette foi comme sur le roc.

 

 

 Anonyme (XIVe siècle). Cité par Alain Sainte-Marie (2004)."Épître de la direction intime." Dans La quête de la sagesse, Seuil (Points Sagesses, 199), 2004. Cité sur le site des Pages Orthodoxes La Transfiguration. 

 

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Vendredi 12 avril 2013

 

Les églises nous sont données pour la prière ; dans les églises, on célèbre les offices selon les livres liturgiques ; mais tu ne peux pas emporter l’église avec toi et tu n’as pas toujours de livres, tandis que la prière intérieure est toujours et partout avec toi.  Dans les églises, on célèbre les services divins, et le Saint-Esprit est présent ; mais la meilleure église de Dieu, c’est l’âme.  Pour celui qui prie en son âme, le monde entier devient un temple …

 

 

 

  Starets (Ancien) Silouane.  Archimandrite Sophrony. Starets Silouane, Moine du Mont-Athos (1866-1938) : Vie - Doctrine - Écrits, Paris : Éd. Présence, 1973.  Cités sur le site des Pages Orthodoxes La Transfiguration.  

 

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Jeudi 11 avril 2013

 

Réussir sa vie aujourd'hui n'est peut-être que cette tentative de bonheur dans des conditions difficiles.  Pour l'artiste, l'écrivain, c'est aujourd'hui comme hier un temps de luttes, car il est conscient du monde dans lequel il vit, de ses tourments, de ses violences, et il doit en témoigner dans son œuvre.  La difficulté, pour l'écrivain, l'artiste, c'est de persévérer dans son intégrité, en ne pensant jamais à la réussite probable ou improbable.  Mais, comme Whitman, posséder cette grâce naturelle, cette élégance du coeur qui s'ouvre à tous ; ainsi règne sa foi en un monde qui peut devenir meilleur, bien qu'il sache, connaissant les déviances de la nature humaine, que rien n'est moins sûr.

 

 

  Marie-Claire Blais (2013). "Réussir sa vie c'est..." Châtelaine, vol. 54(3), mars 2013, p.64. Cet article est également disponible sur le site chatelaine.com.

 

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Mercredi 10 avril 2013

 

Une des raisons d’être de la philosophie politique, c’est d’essayer d’organiser au mieux la vie ensemble pour éviter que règne l’arbitraire de la loi du plus fort, pour que l’on arrive à vivre ensemble sans s’entretuer, tout en se protégeant contre l’adversité. Manifestement, la philosophie politique ne tient pas ses promesses, et c’est parce que seuls les puissants s’en occupent. Ceux qui ont du pouvoir et ceux qui ont beaucoup d’argent ont un intérêt personnel et vital à faire de la philosophie politique, de l’économie et du droit. L’appropriation de ces clefs assure leur domination durable. Elles pourraient aussi être les clefs de notre libération, si nous autres, les 99% restants, les pauvres, nous nous les approprions.

 

 

    Étienne Chouard (2013). Nicolas-Émilien Rozeau, "Démocratie et constitution. Entretien avec Étienne Chouard, philosophe", UN Special [UN = United Nations], avril 2013.

 

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Mardi 9 avril 2013

 

Ma grand-mère disait souvent : "Arrange-toi pour fréquenter plus haut que toi.'  Ça y était, grand-mère, l'autre jour à la bibliothèque... où, au creux de la seule lettre 'B' - balanstiquer, balzan, battologie - , j'ai fréquenté tout l'après midi le Dictionnaire culturel en langue française (le Robert, 70,000 entrées, quatre tomes, le poids d'une vache morte).  Et éprouvé le vertige devant mon degré d'ignardise : même pas capable d'entrevoir la définition d'un mot sur vingt ! Mais quel plaisir tout de même, car j'étais au spectacle : devant mes yeux déboulait, comme les acheteurs à l'ouverture des soldes, une nuée de mots ébouriffés, bohèmes, encombrants, tapageurs ; des mots à jabots, impraticables, des jamais-vus, des malotrus, des mots ivres, des mots virils, des mots doux comme des boas de plumes, des mots lyriques, irréfutables, des mots d'amour, des mots beaux comme des levers de soleil, bondissants tels des enfants dans un ruisseau.  Des mots qui ne vous laissent pas tranquille même quand vous vous retrouvez sur le trottoir environné de commerces aux dénominations anglaises.  La langue, cette langue : le français.  Et ma fierté, soudait dressée au milieu de la rue, de m'afficher monoglotte.

 

 

  André Ducharme (2013). "Fièvre dico." L'Actualité, vol. 38(4), 15 mars 2013, chronique  'Parenthèse", p. 69.

 

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Lundi 8 avril 2013

 

Étendre sur la terre le règne de la vérité et de l'amour, voilà ma mission. je voudrais ne laisser comme trace de mon passage ici-bas qu'une traînée lumineuse de vérité et un grand incendie d'amour divin.

 

 

  Marthe Robin, stigmatisée (1902-1981). Antier, J.-J. (1996). Marthe Robin : le voyage immobile, Paris : Perrin.  Citation sur le site dicocitations.com.

 

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Dimanche 7 avril 2013

 

[I]l ne s’agit pas d’une simple observation, mais d’une vénération, c’est un regard de prière. Je dirais davantage : c’est un se laisser regarder. Ce Visage a les yeux clos, c’est le visage d’un défunt, et pourtant mystérieusement il nous regarde, et dans le silence il nous parle.  Comment est-ce possible ?  Comment se fait-il que le peuple fidèle, comme vous, veuille s’arrêter devant cette Icône d’un Homme flagellé et crucifié ?  Parce que l’Homme du Suaire nous invite à contempler Jésus de Nazareth.

 

[…]

 

Ce Visage défiguré ressemble à tant de visages d’hommes et de femmes blessés par une vie qui ne respecte pas leur dignité, par des guerres et des violences qui frappent les plus faibles…  Pourtant le Visage du Suaire communique une grande paix ; ce Corps torturé exprime une souveraine majesté.  C’est comme s’il laissait transparaître une énergie contenue mais puissante, c’est comme s’il nous disait : aies confiance, ne perd pas l’espérance ; la force de l’amour de Dieu, la force du Ressuscité vainc tout.

 

 

 

  François, pape (27 mars 2013). "Message du pape François pour l'ostension télévisée du Saint-Suaire" (le samedi 27 mars 2013). News.va - The Vatican today, 30 mars 2013.  Sur le site news.va.  Source de la photo: vidéo Ostension du Saint-Suaire de Turin,27 mars 2013, publié sur youtube le 30 mars 2013 (plage 00:39:05).

 

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Samedi 6 avril 2013

 

Nomen est omen dit le proverbe latin : le nom est un destin.  En choisissant le nom du pauvre d'Assise, le nouveau pontife romain a certainement voulu indiquer un programme, une voie de salut pour l'Église catholique qui traverse une crise profonde depuis de nombreuses années.

 

Le nom de François renvoie en effet à deux valeurs évangéliques fondamentales qui sont l'humilité et la pauvreté, ainsi qu'à une attitude particulière vis-à-vis de la création [...] Le nouveau pape n'a sans doute pas l'intention de mettre en cause la structure hiérarchique de l'Église et son organisation actuelle.  Mais s'il veut se montrer fidèle à l'esprit de saint François, il faudra qu'il prenne en compte l'aspiration des laïcs et en particulier des femmes, à être traités comme des membres actifs et responsables de l'Église, et non comme de simples objets du ministère pastoral du clergé.p>

 

 

  André Vauchez (2013). "L'Église qui répondra au nom de François". Fait religieux.com : l'information indépendante sur la religion et la laïcité, 2 avril 2013.  Sur le site fait-religieux.com.

 

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Vendredi 5 avril 2013

 

Il ne l'avait jamais entendue se plaindre, ni s'apitoyer sur son sort.  Une fois de plus, il fut frappé de voir son visage ravagé arborer une expression de bonheur.  Elle lui fit signe de s'asseoir à côté d'elle.  Dès qu'il fut installé, elle tendit vers lui ses bras décharnés dans un geste d'amour maternel.  Elle approcha ses moignons de sa figure, les promena sur son cou, ses joues, son front.  La lépreuse aveugle caressait le visage du prêtre comme pour en palper la vie.  "C'était bouleversant, dira-t-il.  Il me semblait que c'était elle qui me donnait ce qu'elle cherchait en moi.  Il y avait plus d'amour dans l'effleurement de cette chair pourrie que dans toutes les étreintes du monde."

 

  Dominique Lapierre. La Cité de la joie.  Paris : Robert Laffont, 1985, p. 112. 

 

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