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Vendredi 14 février 2014 - Le contrôle et l'illusion ...

 

Le XIXe siècle a inventé la démocratie, je ne sais quel nom on donnera à cette postdémocratie qui s’installe présentement.  Hier, dans une agglomération, les villageois étaient libres de leurs mouvement et de leur pensée, mais ils demeuraient solidaires, on savait ce que chacun mangeait et buvait, si celui-ci allait à la messe, qui avait une maîtresse, qui accumulait un magot, quelle était son allégeance politique, à quelle publication l’un ou l’autre s’abonnait.  La postière, le boucher, le curé, le notaire, les vieilles filles derrière les rideaux tirés, les lignes téléphoniques doubles et le reste étaient le Facebook de la petite société.  Or on pouvait s’en échapper, partir en ville, retrouver la liberté dans l’anonymat.

 Cet exil n’est plus possible dans le village global.  La toile d’araignée du système marchand vous englue et vous tient prisonnier.  Les voisins qui, dans le système rural, vous espionnaient, vous suivent sur votre page Facebook.  Les gouvernements qui espionnent vos communications, cartes à puce et réseaux sociaux sont vos nouveaux tuteurs.  Les sociétés numériques se contrefichent de la démocratie, elles travaillent à leur profit et à celui des financiers qui contrôlent la Banque qui les contrôle à son tour.  La postdémocratie du village global est une aventure commerciale qui a comme premier souci de vous donner l’illusion de la liberté, les marchandises abondent et vous êtes l’une d’elles.

 

 

   Jacques Godbout. Le tour du jardin : entretiens avec Mathieu Rock-Côté sur les livres, la politique, la culture, la religion, le Québec et la saisine.  Mtl : du Boréal, 2014.  Extrait publié dans l’Actualité, vo. 39(3), mars 2014, p. 54, sous le titre « Citoyen Godbout ».

 

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Vendredi 14 février 2014 - Le contrôle et l'illusion ...

 

Le XIXe siècle a inventé la démocratie, je ne sais quel nom on donnera à cette postdémocratie qui s’installe présentement.  Hier, dans une agglomération, les villageois étaient libres de leurs mouvement et de leur pensée, mais ils demeuraient solidaires, on savait ce que chacun mangeait et buvait, si celui-ci allait à la messe, qui avait une maîtresse, qui accumulait un magot, quelle était son allégeance politique, à quelle publication l’un ou l’autre s’abonnait.  La postière, le boucher, le curé, le notaire, les vieilles filles derrière les rideaux tirés, les lignes téléphoniques doubles et le reste étaient le Facebook de la petite société.  Or on pouvait s’en échapper, partir en ville, retrouver la liberté dans l’anonymat.

 Cet exil n’est plus possible dans le village global.  La toile d’araignée du système marchand vous englue et vous tient prisonnier.  Les voisins qui, dans le système rural, vous espionnaient, vous suivent sur votre page Facebook.  Les gouvernements qui espionnent vos communications, cartes à puce et réseaux sociaux sont vos nouveaux tuteurs.  Les sociétés numériques se contrefichent de la démocratie, elles travaillent à leur profit et à celui des financiers qui contrôlent la Banque qui les contrôle à son tour.  La postdémocratie du village global est une aventure commerciale qui a comme premier souci de vous donner l’illusion de la liberté, les marchandises abondent et vous êtes l’une d’elles.

 

 

   Jacques Godbout. Le tour du jardin : entretiens avec Mathieu Rock-Côté sur les livres, la politique, la culture, la religion, le Québec et la saisine.  Mtl : du Boréal, 2014.  Extrait publié dans l’Actualité, vo. 39(3), mars 2014, p. 54, sous le titre « Citoyen Godbout ».

 

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Mercredi 12 février 2014 - Devenir croyables ...

 

Je tentais, au cours de l'automne, d'organiser mes réflexions [sur la prière] lorsque j'ai été invité, dans la capitale de l'un des pays les plus riches du monde, à animer une journée sur la pauvreté et l'exclusion où se retrouvaient ceux qui se nomment eux-mêmes des décideurs.  Tout de suite après la messe que je célébrai pour tous, comme je le fais chaque soir dans la petite chapelle d'Esteville, j'ai rejoint mes hôtes pour le souper.  Salon chic d'un hôtel de luxe.  Serveurs en grande tenue attendant, immobiles dans leur mise impeccable, de présenter des mets somptueux et raffinés, vaisselle étincelante sous les lumières conjuguées des lustres et des chandeliers.  Profusion.

Et voilà que l'on m'invite à faire la prière.  J'ai cru que le cœur allait me manquer.  Lorsque, enfin, j'ai pu parler, je me suis entendu dire: "Mes amis, je ne ferai pas de prière.  Pouvez-vous réaliser le grotesque et l'indécence de la situation que nous vivons ?  Vous souvenez-vous qu'après qu'il eut célébré la première messe, Jésus est entré en agonie ?  Et ici, après la messe, on a organisé un scandale.  Ne pensez-vous pas que pour clôturer votre rencontre sur les pauvres et les exclus, le dîner aurait dû, tout naturellement, être composé d'un potage et de deux sardines !  Ne me demandez pas d'être à l'aise maintenant.  Si je participais de bon cœur à ce banquet, je ne pourrais pas regarder en face ceux que je vais rencontrer demain, les malades en fin de vie à l'hôpital, les jeunes en prison.  Je les trahirais.  Quel serait le sens de la prière que vous me demandez de faire avec vous ?  Votre invitation m'oblige à vous dire la vérité: il ne suffit pas de prier.  Le monde est en guerre. Plus de la moitié de l'humanité manque de l'essentiel. Vous vous dites chrétiens... alors vous devez savoir que la foi conduit à prendre des risques.  L'Esprit qui nous a faits croyants nous pousse à être des croyants croyables.

Le sommes-nous ?"

Sous le coup de l'émotion et de la colère, j'avais dit ce qui est, pour moi, le sens de la prière.

 

 

  Abbé Pierre. Prologue de son livre Dieu merci.  Paris : Fayard / Centurion, 1995. Cité sur le site super-daddy.com

 

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Lundi 10 février 2014 - Soulever la burqa ...

 

La burqa des Afghanes était là avant l'islam. Les Pachtounes s'en servaient.  Ils vivaient selon le Pachtounwali, un code de vie qui existe depuis des siècles, et ils l'ont saupoudré d'un peu d'islam.  Cela faisait partie de leur façon d'être et de vivre depuis toujours, et ils ont mis ça sur le dos de la religion.  Alors que, en principe, en appliquant l'islam, les femmes auraient dû porter le hidjab plutôt que la burqa.  La burqa est le niqab s'étendent à d'autres pays : on en voit en Égypte depuis une dizaine d'années, alors que, alors que ça n'y existait pas auparavant.  Cela sert les intégristes religieux, qui veulent être certains d'en faire assez pour observer la pudeur, et c'est aussi une réaction de rejet de l'Occident.

 

 

Jean René Milot Pensée du dimanche 9 février 2014  Catherine Dubé Pensée du dimanche 9 février 2014 Jean-René Milot. Propos recueillis par Catherine Dubé. "Que diraient les dieux ? Une mise en contexte avec l'expert Jean-René Milot."  L'Actualité, mars 2014, vol. 39 (3), p. 21.

 

 

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Dimanche 9 février 2014 - Les intégristes de la laïcité ...

 

Les gens qui affirment que la laïcité est une valeur en soi sont extrémistes à leur façon.  A mon sens, la laïcité est plutôt un aménagement pour continuer à fonctionner en société ; ça ne doit pas être une fin en soi.  En boutade, on pourrait dire que la laïcité a, elle aussi, ses intégristes !

 

 

Jean René Milot Pensée du dimanche 9 février 2014  Catherine Dubé Pensée du dimanche 9 février 2014 Jean-René Milot. Propos recueillis par Catherine Dubé. "Que diraient les dieux ? Une mise en contexte avec l'expert Jean-René Milot." (encart : "A propos de la laïcité").  L'Actualité, mars 2014, vol. 39 (3), p. 21.

 

 

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Jeudi 6 février 2014 - L'étrange discordance...

 

Nous croyons qu'il n'y a pas de véritable conversion intérieure si elle n'est pas suivie d'une nouvelle façon de vivre et d'agir, c'est-à-dire, de nouveaux comportements extérieurs.  L'Église ne doit pas attendre 'le moment propice de l'histoire' comme si les structures mûrissaient par elles-mêmes.  L'Esprit Saint est au travail hier, demain... et aujourd'hui !  Il y a une dimension prophétique dans l'Église qu'il ne faut pas oublier dans notre vision de l'histoire et nous devons être assez courageux pour reconnaître, qu'en ce qui concerne le statut donné aux femmes dans l'Église orthodoxe, cette dimension a été largement ignorée.  Le Domostroï (sorte d'ensemble de règles concernant la vie conjugale) de l'Église orthodoxe russe a, après tout, présenté aux maris comme un devoir chrétien de battre leurs femmes !

[...]

Nous touchons ici au difficile domaine de l'inconscient et de l'irrationnel.  C'est comme si pendant deux mille ans notre inconscient collectif n'avait pas encore été évangélisé ; en d'autres termes, dans les Églises orthodoxes, tout en ne voulant pas l'admettre pour eux-mêmes, les gens continuent à croire que l'éros, le sang de la menstruation, l'accouchement - en bref, tout ce qui est spécifique à la femme - appartiennent aux 'puissances', c'est-à-dire, sont choses impures ou dangereuses qui échappent à notre contrôle.


  Élisabeth Behr-Sigel et Nicole Maillard.  L’Orthodoxie et les femmes en France.  Dans : Becher, Jeanne (Ed.) (1991): Women, Religion, and Sexuality: Studies on the Impact of Religious Teachings on Women. Philadelphie : Trinity Press International.  Texte disponible sur le site des Pages Orthodoxes La Transfiguration.

 

 

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Mercredi 5 février 2014 - Leçon de vie en pensant à la mort ...

 

Ma troisième histoire concerne la mort.

Quand j'avais 17 ans, j'ai lu une citation qui disait quelque chose comme : "Si vous vivez chaque jour comme si c'était le dernier, un jour vous aurez très certainement raison."  Cette phrase a fait une grande impression sur moi, et depuis lors, depuis les trente-trois dernières années, je me regarde dans le miroir chaque matin et me dis : "Si aujourd'hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que je voudrais vraiment faire ce que je m’apprête à faire aujourd’hui ?" et chaque fois que la réponse est "Non" pour trop de jours d'affilée, je sais que j'ai besoin de changer quelque chose.


 

  Steve Jobs. Début de l'allocution de Steve Jobs à l'Université Stanford, 12 juin 2005. Sur le site de l'Université Stanford. Tradution libre de M. Lévesque. Vidéo de l'allocution:   N.B. Toute l'allocution et inspirante. 

 

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Dimanche 26 janvier 2014 -  Charité bien ordonnée commence par soi-même ...

 

 

Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous mêmes pour eux : voilà la Loi et les Prophètes. (Mt 7, 12)

 


Source inconnue : reçu par courriel avec d'autres images sur le thème Faits de société 2014-01-26.

 

 

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Vendredi 24 janvier 2014 -  L'art de faire apparaître l'invisible ...

 

L'après-midi, un orchestre amateur jouait des chants de Noël qui flottaient, minuscules et fragiles, dans l'air hivernal.

 


    Donna Tartt.  Le chardonneret, Paris : Plon (coll. Feux croisés), 2014, p. 9.  Sur l'éponyme :

 

 

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Jeudi 23 janvier 2014 -  Même lucidité, même douleur, mêmes larmes...

 

En 1889, Nietzsche a 45 ans et vit à Turin. Il loge dans une petite auberge, située place Carlo Alberto. Le 3 janvier au matin, il est débordé par ses fantasmes, perd la raison et saute hors du monde.

C’est le dernier geste nietzschéen avant la folie.  Son dernier geste artistique. Son dernier geste philosophique.  Le 3 janvier 1889, alors qu’il erre dans les rues de Turin, Nietzsche se précipite sur un cheval sévèrement battu par son cocher et l’embrasse.  Le philosophe utilise son corps comme un bouclier face au fouet du bourreau.  Il enlace le museau de la bête, sent le souffle haletant sur son visage et s’effondre en larmes.  C’est le dernier sursaut nietzschéen avant le crépuscule.

 […]

 La proximité de Nietzsche avec Dostoïevski est avérée.  Nietzsche a lu Dostoïevski (la réciproque est moins sûre) et s’en est inspiré. Tous deux sont des 'psychologues des profondeurs', c’est-à-dire qu’ils n’ont pas peur d’étudier les bas-fonds de l’âme humaine ; tous deux combattent le nihilisme mais aboutissent à des conclusions différentes.

 […]

 Ce rapprochement n’est pas excessif et devient même parfaitement légitime dès lors qu’on convoque le rêve de Raskolnikov au début de Crime et Châtiment. "Rodia s’approche du petit cheval ; il s’avance devant lui ; il le voit frappé sur les yeux, oui sur les yeux !  Il pleure. Son cœur se gonfle ; ses larmes coulent.  L’un des bourreaux lui effleure le visage de son fouet ; il ne le sent pas, il se tord les mains, il crie, il se précipite vers le vieillard à la barbe blanche qui hoche la tête et semble condamner cette scène."  C’est la même émotion qui saisit le jeune Raskolnikov et Nietzsche, la même empathie, la même compassion face à la souffrance de l’animal.  Tous deux s’indignent devant la cruauté du cocher.  Tous deux versent les mêmes larmes.


    Matthieu Giroux.  Nietzsche lit Dostoïevski et devient fou. Dans : PHILITT Philosophie, littérature et cinéma, 8 janvier 2013.  L'article anglophone de Wikipedia sur F. Nietzche (p. 9) rapporte l'anecdote selon deux auteurs, dont Walter Kaufmann (1974). Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist, Princeton University Press.

 

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Mardi 21 janvier 2014 -  Un signe tout sauf insignifiant ...

 

Mon premier cours à la Faculté de théologie de l'UdeM portait sur le thème de la sacramentaire (théologie des sacrements) et j'avais aimé une expression du professeur, le dominicain Guy Lapointe qui disait que lorsque les signes qui font nos rituels sont trop minces, ils en deviennent insignifiants.  La Pensée de ce jour fait état d'un signe posé par un cardinal catholique et ex-papabile, c'est-à-dire candidat au pontificat en 2013, qui a tout pour faire levain.

 

Cela s'est passé lors d'un service œcuménique à Boston entre le cardinal Sean O'Malley et la révérende [méthodiste] Ann Robertson.  Le premier a demandé à la seconde de l'ondoyer d'eau bénite - lorsque le même geste est effectué avec de l'huile, on parle d'’oindre’.  D'où le nom du Christ, qui signifie 'oint' en grec.  La révérende s'est exclamée : "Wow !"  avant de le faire.  "Ce n'était pas de l'oindre qui m'a émue mais qu'il me l'ait demandé, à moi, une femme ministre." 

Au cours de sa longue carrière en tant que ministre du culte de la deuxième dénomination protestante des États-Unis, que ce soit en Floride, dans le Massachusetts et au New Hampshire - dans le nord-est du pays - Ann Robertson a eu l'occasion de baptiser de nombreux jeunes gens.  Mais jamais encore un catholique de 69 ans, cardinal archevêque et ex-papabile qui plus est. Jusqu'au dimanche 12 janvier [2014], quand Mgr O'Malley le lui a demandé. "C'était totalement inattendue" [sic.], a-t-elle déclaré immédiatement après. "Je suis toujours soufflée par ce qu'il a fait, sous le coup de l'émotion", a ajouté la révérende qui a consacré un billet de blog à l'événement. (*)

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And then, as the two of us stood there together, Cardinal O'Malley looked me in the eye and asked me to anoint him.  I did.  The divorced, Scottish Protestant clergywoman anointed the Irish Catholic Cardinal in front of a pew of Catholic clergy and a Catholic Bishop, any one of whom would probably have given their eye teeth to have the honor.  I choked back sobs all the way to the overflow room.


 

   1ère citation : Boston : Quand une révérende méthodiste ondoie un cardinal.  Rév. Anne Robertson et cardinal Sean O'Malley. Sur : Fait religieux.com, 17 janvier 2014. 2e citation : extrait du texte de Anne Robertson sur son blogue, section "The Moment", p. 2.  Suggestions : L'événement de l'ondoiement rapporté par le Huffington post avec davantage d'analyse et d'hyperliens ; Un tiré à part d'un article du Monde.fr présentant la notice de S. O'Malley en tant que papabile avec le lien au document complet . Photo montrant l'ondoiement (de George Martell / Pilot New Media, sur la page Flickr du la Roman Catholic Archdiocese of Boston).

 

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Dimanche 19 janvier 2014 - Plus grand que nature...

 

Mais le plus impressionnant, c'et qu'en Jésus-Christ, nous devenons 'plus grand que nature'.  L'Agneau de Dieu nous fait entrer en communion avec le Père et devenir fils et filles de Dieu,.  "Dieu s'est fait Homme, pour que l'Homme devienne Dieu." (Irenée de Lyon).  Soyons fiers de ce que nous sommes à ses yeux.  Si nous en étions vraiment conscients, nous serions sans cesse en action de grâce et en émerveillement pour la grâce qui nous est offerte.  Ayons donc la prétention d'être de la famille du Père et soyons à la hauteur d'une telle dignité.  Qu'en nous voyant vivre, d'autres puissent découvrir qu'ils sont aussi 'plus grands que nature.'

 

    Jean-François Hamel. (citant saint Irénée de Lyon dans Contre les hérésies, fin du IIe siècle).  Plus grand que nature. Éditorial du Prions en Église, dimanche 19 janvier 2014, p. 2.

 

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Samedi 18 janvier 2014 - Gentillesse et désintéressement

 

La gentillesse n'est pas à la mode.  On en vient à penser (et à dire) que les gens gentils n'arrivent à rien parce que tout le monde leur marche dessus.  Quand pose-t-on un geste sans rien attendre en retour ?  Même quand on est altruiste, on désire se prouver qu'on est capable de le faire.

 

  Sophie Thibault. Ce que j'ai appris - Chronique Leçon de vie.  Châtelaine, v.55 (2), février 2014, p. 126.

 

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Jeudi 16 janvier 2014 - Le grand œuvre...

 

C'est en lui-même que l'artiste doit réaliser son plus beau chef-d'œuvre : en ouvrant tout son être à l'Infini qui l'appelle,  en livrant son cœur à Dieu qui veut y modeler sa Vie.

 

  Maurice Zundel, l'Évangile Intérieur, Paris : Éd. Saint-Augustin (Spirit en poche), 2007 (8e éd.).

 

 

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Mercredi 15 janvier 2014 - L'art de ne rien comprendre...

 

En lisant cet article de FranceTVinfo sur le regret de Mikhaïl. Kalachnikov, l'inventeur du célèbre fusil, j’ai été sidérée par la réaction d’Alexandre Volkov, porte-parole du patriarche de l’Église russe orthodoxe. Selon d’autres sources (références plus bas ), ce serait également l’opinion du patriarche.  L'art de transformer une bonne nouvelle en désolation.

 

 Il a créé un monstre.  Le père du fusil d'assaut soviétique AK-47, Mikhaïl Kalachnikov, s'est interrogé, avant de mourir en décembre [2013], sur les conséquences de son invention.  Il s'en est ouvert au patriarche de l'Église orthodoxe, rapporte le journal russe Izvestia.  "Ma douleur est insupportable (...) : si mon fusil a ôté la vie à des humains, moi, Mikhaïl Kalachnikov, fils d'une paysanne, chrétien orthodoxe, suis responsable de la mort de ces humains, même si c'étaient des ennemis ? " s'interroge-t-il dans cette lettre datée du 7 avril [2013].

"Mikhaïl Kalachnikov a bien écrit une lettre au patriarche Kirill [chef de l'Eglise russe orthodoxe] où il exprimait sa préoccupation sur les conséquences de l'utilisation de son arme", a confirmé à l'AFP le porte-parole du patriarche, Alexandre Volkov. "Le patriarche lui a répondu dans une lettre privée", a-t-il ajouté, sans davantage de commentaires. "Il a inventé son arme pour défendre sa patrie et non pas pour que des terroristes d'Arabie saoudite s'en servent", selon Alexandre Volkov, cité par Izvestia.

 

  Citant Mikhaïl Kalachnikov.  FranceTVInfo, 2013-01-14..  Autres articles : Le Monde.fr Le Figaro.fr Le Nouvel Observateur Monde La Voix de la Russie Atlantico Senego   Le Huffington Post

 

 

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Mardi 14 janvier 2014 - Prière de l'artisan

 

Apprends-moi, Seigneur,

à bien user du temps

que tu me donnes pour travailler,

à bien l'employer sans rien en perdre.

Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.

Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l'œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.

Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

Aide-moi au départ de l'ouvrage, là où je suis le plus faible.

Aide-moi au coeur du labeur à tenir serré le fil de l'attention.

Et surtout comble Toi-même les vides de mon oeuvre, Seigneur!

Dans tout le labeur de mes mains laisse une grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même.

Garde en moi l'espérance de la perfection, sans quoi je perdrais coeur.

Garde-moi dans l'impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d'orgueil.

Purifie mon regard: quand je fais mal, il n'est pas sûr que ce soit mal, et quand je fais bien, il n'est pas sûr que ce soit bien.

Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain sauf là où il y a du travail, et que tout travail est vide sauf là où il y a amour, et que tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi, Seigneur!

Enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces.

Rappelle-moi que l'ouvrage de mes mains t'appartient et qu'il m'appartient de te le rendre en le donnant ; que si je le fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l'automne ; que si je le fais pour plaire aux autres comme la fleur de l'herbe je fanerai au soir ; mais si je le fais pour l'amour du bien, je demeurerai dans le bien ; et le temps de faire bien et à ta gloire, c'est tout de suite.

Amen !

 

Prière des copistes et enlumineurs du Haut Moyen-âge, sans doute d'origine anglaise. Source : Garrigou, Gilberte. Naissance et splendeurs du manuscrit monastique du VII' au XII' siècle, Paris? : G. Garrigou, 1992....

 

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Lundi 13 janvier 2014 - Double appartenance, double dimension

 

L'Église est dans le temps présent, mais elle est De l'ère future : elle est une réalité eschatologique, à la fois accomplissement des prophéties et prémices prophétiques de la fin des temps.

La Parole prophétique invite le croyant à apprécier la gravité éternelle de chaque instant ; elle ne tolère ni la distraction, ni la légèreté, ni les compromissions, mais provoque l'engagement immédiat et intégral.  En situant l'existence présente dans la perspective de la Parousie, l'Apocalypse [de saint Jean] rappelle que le Seigneur Jésus est au terme de l'histoire comme il est à son principe et que, au-delà des apparences, les réalités terrestres sont relatives au dessein de Dieu. 

 

 

 

Introduction à l'Apocalypse. Dans : Nouveau Testament, Traduction œcuménique de la Bible [TOB], Paris : Cerf / Les Bergers et les Mages, 160e mille, 1977, p. 771, 775. Dans la citation le "De" de la première phrase est en italiques et sans majuscule.

 

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Dimanche 12 janvier 2014 - Une porte close dans un discours de portes ouvertes

 

Une mère au cœur ouvert

L’Église “en sortie” est une Église aux portes ouvertes.  Sortir vers les autres pour aller aux périphéries humaines ne veut pas dire courir vers le monde sans direction et dans n’importe quel sens.  Souvent il vaut mieux ralentir le pas, mettre de côté l’appréhension pour regarder dans les yeux et écouter, ou renoncer aux urgences pour accompagner celui qui est resté sur le bord de la route.  […]

L’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père.  Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir partout des églises avec les portes ouvertes.  De sorte que, si quelqu’un veut suivre une motion de l’Esprit et s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close.  Mais il y a d’autres portes qui ne doivent pas non plus se fermer.  […] Nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile.

 

 

Pour l'ordination des femmes, l'Église a dit non ; le pape Jean Paul II l'a dit de manière définitive.  Cette porte est fermée.

 

 

  Pape François. 1ère citation : Exhortation apostolique Evangelii Gaudium..., 24 nov. 2013.  Sur le site du Vatican.. 2e citation: commentaire du pape François aux journalistes lors de son retour du Brésil en juillet 2013 ; rapporté par The National Catholic Reporter, 16 sept. 2013.  En français sur le site Le Monde.fr, 30 juillet 2013 et LaCroix.com, 29 juillet 2013.  Suggestion de lecture: Lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis du pape Jean-Paul II sur l’ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes [titre exact de la Lettre], 22 mai 1994.  Sur le site du Vatican. Source de l'image:

 

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Samedi 11 janvier 2014 - Difficile à suivre, en effet...

 

Regarding women’s ordination, Francis has been clear: “On the ordination of women, the Church has spoken and said no. Pope John Paul II, in a definitive formulation, said that door is closed.” Just what is it that the media see as so promising here ?  Or, is it the case that what happens to Catholic women does not really matter much?

Given that more than half the world’s poor people are women and children, this gives me pause about praising too soon. If one cannot act justly toward those nearby and similar, why would one act justly to those at a distance who are very different ? I admit to confusion that borders on incredulity

Then there was the speculation that if Francis really wants to include women in decision-making he could do so without much fanfare by adding a few to the College of Cardinals that will elect his successor. His reply was telling: “Women in the Church must be valued, not clericalized. Whoever thinks of women as cardinals suffers a bit from clericalism.” Whatever could he mean ?

One might be tempted to think that he was dissing cardinals. But on closer inspection, it is clear that women ought not to book tickets to Rome just yet. Juxtaposing “valued” and “clericalized” is odd at best, pernicious at worst. In a church in which ordained male clergy have jurisdiction— that is, authority to make decisions about things that matter—to claim that women who cannot be ordained are valued is a hard case to make. Valued for what and how ?

We have heard from Francis all about women’s superior qualities, and how Mary trumped the apostles in importance. But who is naïve enough to believe that without any say in how the church operates locally or globally Catholic women are valued ?  To say that to think about women cardinals is a species of clericalism is beyond logical explanation.

 

  Mary E. Hunt. The Trouble With Francis: Three Things That Worry Me. USC [University of Southern California] Annenberg, 6 janvier 2014..

 

 

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Vendredi 10 janvier 2014 - Ouvrir les impensables indicibles

 

[C]’est au Québec que je fus introduite au féminisme en tant que mouvement socio-politique interculturel et interreligieux, aux théologies féministes, et à la fameuse pièce de théâtre d’Eve Ensler, Les Monologues du Vagin – non censurée !

Ce mot, d’ailleurs, provoque encore l’angoisse et le dégoût chez bien de femmes au Liban.  Peut-être parce qu’il fut approprié par des hommes qui le transformèrent en injure ou objet de fantasme… Or, dire le mot ‘Vagin’ en libanais (‘Kess’), dépourvu de toute connotation négative, constitue la première étape de la reconnaissance de la sexualité au féminin, de la pensée et de l’agir au féminin, de l’appropriation du corps des femmes par les femmes, de l’être femme par les femmes. Tant que ce mot (et bien d’autres encore) est utilisé à tort et à travers, tant qu’il est manipulé, surtout pour clamer haut et fort la faiblesse des femmes et leur obligation de soumission, tant que l’impensable accompagne ce mot, on ne peut être surpris de la prolifération de la violence perpétrée à l’encontre des femmes.

 

  Pamela Chrabieh, De l'impensable au pensable.  Sur le site Red Lips High Heels, 10 janvier 2014. P. Chrabieh est docteure en sciences des religions (UdeM) et a œuvré plusieurs années comme restauratrice d'icônes.

 

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