Institut Périchorèse - Atelier d'iconographie

accueil

L'Institut Périchorèse - Atelier d'iconographie est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir l'icône sous toutes ses facettes dans le respect de la tradition chrétienne de l'iconographie.

Nous connaître


 

Périchorèse Pourquoi ce nom ?
Périchorèse-in-Chora à l'Église Saint-Georges

Notre mission

 

La mission de l'Institut Périchorèse est de promouvoir l'icône sous toutes ses facettes dans le respect de la tradition chrétienne de l'iconographie. 

 

Plus précisément, il s'agit d'assurer la transmission d'un savoir technique enraciné dans une vivante tradition spirituelle. Les deux dimensions sont inséparables car l'icône est une spiritualité de l'incarnation. Cela signifie qu'aucune icône digne de ce nom ne peut être produite sans une connaissance approfondie de sa technique ancestrale. D'autre part, faute d'un substrat spirituel et théologique en lequel s'enraciner, la technique livrée à elle-même se dévitalise en perdant de vue sa finalité, la prière. Les deux dimensions viennent à l'être ensemble, elles se fécondent et s'enrichissent mutuellement. Cela est vrai pour l'icône de bois peinte, mais également pour toute production artistique à connotation religieuse. 

.

Notre histoire

 

En résumé...

 

2 février 2002. Fondation de l'Atelier du Pantocrator par soeur Denise Rioux, f.j. en la fête de la Lumière (Chandeleur).

Hiver 2003. Soeur Denise Rioux, f.j., recrute Alexandre Sobolev pour enseigner l'iconographie suivant la manière russe.

 

Hiver 2006. Démission de s. Denise de ses fonctions au sein de l'Atelier du Pantocrator pour raisons de santé et à la demande des autorités de sa communauté religieuse.

 

23 juin 2006. Dissolution de l'Atelier du Pantocrator en raison de divergences d'opinions quant au mode de gestion de l'Atelier.

 

8 août 2006. Incorporation du Nouvel Atelier - Institut Périchorèse dirigé conjointement par le professeur Alexandre Sobolev et la théologienne-iconographe Michèle Lévesque dans une entente de partenaires égaux au service de la mission iconographique.

 

31 août 2009. Alexandre Sobolev quitte l'Institut Périchorèse. Michèle Lévesque prend alors la relève de l'enseignement. Détails dans la Lettre ouverte du 8 septembre 2010 .

 

29 avril 2010. L’Institut Périchorèse déménage et poursuit ses activités sur de nouvelles bases. Cf. Lettre ouverte du 29 avril 2010

 

Été 2010. Le projet Périchorèse-in-Chora à l'église orthodoxe Saint-Georges-d'Antioche est officialisé et la reprise des activités de groupe est assurée en plus des cours privés qui ont continué suite au déménagement d'avril. Le Carnet web de Périchorèse voit le jour et l'Album d'icônes est amélioré. Détails, voir la page in-Chora ainsi que notre Lettre ouverte du 6 août 2010

 

Après 2002, 2006 et 2009, l'année 2012 marque un autre grand tournant dans la vie de l'Institut...

 

Hiver 2012. Le projet Iconographes-en-résidence voit le jour. Virginie Desjardins se joint à l'équipe permanente de l'Atelier-in-Chora constituée, outre de Michèle Lévesque, de Diane Poulin et Nicole Tanguay.

 

Automne 2012. En raison d'un déménagement en région éloignée, Michèle Lévesque quitte ses fonctions officielles au sein de l’Institut et l'enseignement à l'Atelier In-Chora, tout en continuant la gestion du site internet et la plublication de documents pédagogiques.   Un nouveau nouveau CA, composé de Diane Poulin-Sarkis, Nicole Tanguay et Virginie Desjardins, entre en fonction le 15 octobre 2012 en la fête de sainte Thérèse d'Avila. Au printemps, l'écriture de l'icône-emblème de la Mère-de-Dieu-de-la-Chora est commencée. Détails : voir la page In-Chora ainsi que notre Lettre ouverte du 6 octobre 2012.

 

Et en détails...

 

L'Atelier du Pantocrator (2002-2006)

 

L'histoire officielle de l'Atelier d'iconographie remonte à 2002, au moment où sœur Denise Rioux, f.j., fonde l'Atelier du Pantocrator le 2 février en la fête de la Chandeleur. Elle avait choisi d'installer l'Atelier à Montréal au pied de l'Oratoire Saint-Joseph. D'entrée de jeu, sœur Denise confie l'œuvre de l'Atelier à saint Joseph, patron de sa communauté religieuse et figure majeure de sa spiritualité personnelle. 

 

En 2002, quelques stages sont donnés à l'Atelier, notamment par Catherine Laville, iconographe de Bordeaux formée par Gallia Bitty, une iconographe russe résidant en France et venue elle aussi donner des formations au Québec en 1997 et en 1999. En 2003, sœur Denise recrute Alexandre Sobolev dans le but d'assurer une continuité dans l'enseignement de l'iconographie. Elle se réjouissait qu'Alexandre puisse former les iconographes selon la tradition russe. 

 

L'Institut Périchorèse (2006 à ce jour)

 

En 1996, sœur Denise commence à éprouver des problèmes de santé. Ceux-ci s'aggravent au fil des ans et, au printemps 2006, à la demande des autorités de sa communauté religieuse, elle se retire officiellement de tous ses engagements professionnels à l'Atelier du Pantocrator et au Regroupement Iconographes-Iconophiles dont elle était la présidente-fondatrice. 

 

Cette même année, l'Atelier du Pantocrator est légalement dissous, mais, tel que convenu, l'œuvre de formation à l'écriture des icônes se poursuit sous la bannière de l'Institut Périchorèse – Atelier d’iconographie. Le nouvel Atelier a été légalement constitué le 8 août 2006 en la fête de saint Grégoire, iconographe des grottes des Kiev (±1078-1114) et de saint Dominique de Guzman (±1175-1221), fondateur de l'ordre des Dominicains et figure dominante de la théologie chrétienne occidentale. Nous accueillons ce double patronage comme un cadeau du ciel car il va parfaitement dans le sens de notre mission.

 

La continuité - administrative, pédagogique, théologique et spirituelle - d'un atelier à l'autre est alors assurée par les implications respectives d'Alexandre Sobolev et de Michèle Lévesque. Leur entente est celle de partenaires égaux à tous égards, mettant ainsi au service de la mission iconographique leurs spécialisations respectives (iconographie, théologie, informatique, gestion, etc.).

 

A partir de 2008, l'Institut Périchorèse diversifie les formations offertes en ajoutant des cours d'enluminure, de calligraphie, d'icônes roumaines peintes sur verre, de sgraffito et d'icônes en mosaïque et à la fresque (al fresco et al secco). En 2009, s'ajoutent des ateliers de Journal créatif en lien à la spiritualité .

 

2009-2010 est l'année des grands tournants. 

 

A la fin du mois d'août 2009, le professeur Sobolev quitte l'Institut Périchorèse. Pour ne pas laisser les élèves de l'Atelier sans ressource au niveau de la formation iconographique, Michèle Lévesque prend alors la relève car, à cette époque, M. Sobolev disait ne pas vouloir poursuivre l'enseignement de l'iconographie. Détails dans notre Lettre ouverte du 8 septembre 2009 .

A compter du 29 avril 2010, une nouvelle conjoncture amène l'Institut Périchorèse à prendre une orientation renouvelée. Tous les détails dans notre Lettre ouverte du 29 avril 2010.

 

Été 2010. Le projet Périchorèse-in-Chora-à-l'église orthodoxe Saint-Georges-d'Antioche est officialisé et la reprise des activités de groupe (ateliers libres et ateliers accompagnés avec possibilité d'y suivre les formations ICO 101 - Écriture d'une première icône ) est assurée en plus des cours privés qui ont continué suite au déménagement d'avril. Ce projet est une idée féconde dont tout le mérite revient à l'inspiration et à la prière de Diane Poulin-Sarkis, à l'époque élève de l'Atelier, et à d'autres fidèles de Périchorèse.  Depuis 2010, Diane assure la liaison du partenariat entre Périchorèse et la paroisse Saint-Georges, est responsable des Ateliers libres qu'elle anime avec Nicole Tanguay  et assiste également Michèle Lévesque lors des Ateliers accompagnés.  Pour tous les détails de ce beau projet et autres nouveautés (blogue, album d'icônes), voir notre Lettre ouverte du 6 août 2010 ainsi que notre page In-Chora .

 

Hiver 2012. Virginie Desjardins se joint à l'équipe permanente de l'Atelier In-Chora et débute, sous la direction de Michèle, l'écriture communautaire de l'icône-emblème de l'Atelier, la Mère-de-Dieu-de-la-Chora, sous le modèle de la Vierge du Signe. Détails dans notre lettre du 6 octobre 2012.

 

Automne 2012.  En raison d'un déménagement en région éloignée, Michèle Lévesque quitte ses fonctions à la présidence de l'association et à la direction générale de l'Institut. Elle met également fin à son travail d'enseignement à l'Atelier In-Chora, mais continue son travail de webmestre du site internet de Périchorèse et la publication de documents pédagogiques sur ce site. Le nouveau CA, composé de Diane Poulin-Sarkis, Nicole Tanguay et Virginie Desjardins, entre en fonction le 15 octobre 2012 en la fête de sainte Thérèse d'Avila. Détails : voir la page In-Chora ainsi que notre Lettre ouverte du 6 octobre 2012.

.

Gratitude Liberté Fécondité

 

Il ressort de ce qui précède que l'Institut Périchorèse est à la fois lié et libre dans son rapport aux personnes qui, pour un temps donné, sont appelées à y œuvrer. Les personnes-ressources vont et viennent, mais la mission demeure si elle est de l'Esprit (cf Ac 5, 29). Il ne s'agit pas de diminuer leur apport, bien au contraire !, car ce sont elles qui incarnent et concrétisent l'idéal au gré des conjonctures et des besoins de la communauté, mais de situer correctement leur implication. 

 

Au cours des années, plusieurs personnes ont été formées à l'iconographie dans notre Atelier d'iconographie et dans d'autres. Chez nous, certaines sont venues et reparties rapidement, d'autres sont restées, persévérant dans la vocation – car le travail iconographique est d'abord et avant tout réponse à un appel de Dieu. Certaines sont devenus d'excellentes iconographes, d'autres poursuivent leur apprentissage à des étapes variées. D'autres entendent et entendront résonner l'appel et désireront commencer leur formation à l'écriture des icônes. Avec la grâce de Dieu, il y aura toujours des maîtres iconographes, dans notre Institut ou ailleurs, pour les accueillir et les accompagner dans leur cheminement ici au Québec.

Plusieurs d'entre nous partagent la conviction que l'icône - et, partant, la spiritualité à laquelle elle ouvre inévitablement - a un immense travail à faire dans notre monde, notre culture et notre temps. Déjà, à notre petite échelle, nous en voyons les fruits, en nous et autour de nous, et cela nous émerveille. 

 

Que faites-vous dans la vie ? Je crée de la beauté.

 

Elle est là la mission de l'iconographe, la source et l'orient de sa fécondité : créer et rendre accessible cette beauté qui "sauvera le monde" (Dostoïevski) en l'empêchant de "sombrer dans la désespérance" : 

 

«Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de Beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance. La beauté, comme la vérité, c'est ce qui met la joie au cœur des hommes, c'est ce fruit précieux qui résiste à l'usure du temps, qui unit les générations et les fait communiquer dans l'admiration" (Paul VI et Jean-Paul II, Lettre aux artistes, 1965 , 1999 )

 

Paix à chacun et à chacune et union de prières,

 

Michèle Lévesque

Directrice et enseignante 2006-2012

 

Cr 2009 Dmj 2012-10-07